IA et maths / ESII / 2024-25


Responsables du projet : F. Boitard et N. Scheinmann / Mail : fanny.boitard(at)edu.ge.ch – nathan.scheinmann(at)edu.ge.ch

Ce projet consistait à explorer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) en classe, avec pour objectifs de sensibiliser les élèves à son utilisation raisonnée et d’évaluer son potentiel en tant qu’outil de différentiation. Les outils envisagés incluaient Photomaths, Khanmigo, Mia Seconde et chatGPT, ce dernier étant retenu pour sa simplicité d’utilisation. Cependant, des préoccupations concernant les erreurs en mathématiques liées aux modèles de langage ont conduit à un changement de cap, privilégiant une séance structurée sur « maths et IA ».

Le 10 mars, des élèves de deux classes de première du collège d’Émilie-Gourd passent une activité dont le but est d’étudier la preuve de la somme des angles dans un triangle proposée par une IA. Pour la première classe, chaque élève utilise son smartphone pour obtenir une preuve. Les preuves sont toutes différentes, certaines sont correctes et d’autres complètement fausses. Pour la deuxième classe, nous utilisons CompareIA qui génère deux preuves à l’aide de deux modèles différents. Les élèves doivent alors faire un travail critique sur une des preuves et comparer avec leurs camarades ce qu’ils ont trouvé. Dans les deux classes, une discussion plus générale sur l’utilisation de l’IA dans le cours de mathématiques et sur l’impact environnemental s’ensuit.

Le 19 mars, une séance interactive a été menée avec des élèves de première au collège Voltaire, abordant des concepts d’IA à travers des exercices pratiques. Bien que les élèves aient montré de l’intérêt, l’utilisation de l’IA pour la révision n’a pas été aussi engageante que prévu, avec peu d’élèves s’en servant activement. Cela a conduit à une discussion plus générale sur l’IA et l’éducation.

Soulignons les défis liés à l’utilisation de l’IA à l’école : la nécessité de former les élèves sur les enjeux écologiques et éthiques de l’IA, l’importance d’un accompagnement pédagogique lors de son utilisation, et le risque que des séances dédiées à l’IA soient contreproductives pour des élèves encore en phase d’apprentissage.