Carré bleu

Toute la création d’un tableau observée par la caméra : cinq heures d’enregistrement, réparties sur une période de trois semaines, permettent de suivre l’évolution d’une œuvre. Les commentaires de Jacky Gabriel sur son travail et sa démarche conduisent la lecture de l’image : « La création d’un tableau, c’est une grande pérégrination, c’est un voyage dans la couleur, dans l’espace. Il y a une succession d’images intuitives qui arrivent, qui se créent et qui prennent forme.Ce n’est pas un tableau mais une succession de tableaux qui défilent dans le temps jusqu’à arriver à une œuvre, une sorte d’apogée, d’adéquation idéale ou harmonieuse entre la forme, la couleur, la matière, ce qui fait une œuvre d’art. C’est cette magie que l’on n’a pas dans les mots, qu’on n’a pas dans les autres moyens d’expression, mais qu’on a dans la peinture. « 

Paroles de migrants

Indépendamment d’un contexte de xénophobie grandissante en Europe, ce film de 1994 offre de brefs témoignages sur la diversité des situations vécues par huit migrants en Suisse : la solitude et la perte de repères traditionnels, le besoin de reconquérir une dignité sociale par le travail, le statut précaire des travailleurs sans permis, l’envie parfois très forte de rentrer au pays ou l’assimilation complète à un mode de vie très helvétique. Par delà les inquiétudes des uns ou la sérénité apparente des autres, une question identique se profile avec insistance : rester ou repartir ? Ce document donne la parole à des adultes, pour permettre à des jeunes spectateurs d’engager débat et réflexion sur quelques aspects de l’immigration que leurs camarades de classe étrangers n’expriment pas toujours. L’intervention du professeur Albert Jacquard, disparu en 2013, offre le recul nécessaire pour situer dans le contexte planétaire actuel, l’enjeu des migrations de demain, en provenance du Sud.Votre droit à l’image : informations et réclamations

L’État c’est quoi ? I : Élire

L’ État, son rôle et son fonctionnement, restent aux yeux de la plupart des adolescents une entité abstraite. Donner à ces derniers à voir et à interroger les enjeux du pouvoir exécutif, ici à travers la réélection du gouvernement genevois, tel est l’objectif de ce film lors de sa réalisation en 1994. De la candidature à la campagne électorale, de la votation à la prestation de serment, toutes les étapes de cette élection sont ici brièvement retracées.En 1994, le film Élire était annoncé comme premier opus d’une série restée vraisemblablement inachevée. Les deux  réalisations envisagées devaient s’intituler Légiférer et Agir et constituer la série  L´État c’est quoi ?  Actuellement, aucune trace de ces deux derniers films n’a été retrouvée.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Le Cervin est-il africain ?

Africain, le Cervin le fut, mais c’était à la fin de l’ère primaire vers l’an -250 millions… En ces temps lointains, le Cervin n’était pas encore une montagne, mais une roche profondément enfouie dans la croûte continentale. À la surface, les premiers dinosaures pouvaient se déplacer d’Afrique en Europe ou en Amérique en traversant quelques grandes rivières ou en contournant de grands lacs. Mais cette Pangée n’allait pas durer… Cette conférence de 1994 aimerait illustrer le fait que les Alpes sont le fruit d’une lente mais bouleversante transformation du paysage. Celle-ci porte le nom de tectonique des plaques et opère encore actuellement : la Terre tremble, des océans naissent, d’autres se ferment, des continents se bousculent… Ainsi, ce qui se passe aujourd’hui sur notre planète est une clé pour comprendre le paysage de nos montagnes.Votre droit à l’image : informations et réclamations  

Portraits III : Patrizio

Cette série de films réalisés en 1992 et 1993 explore certains aspects de la vie des adolescents confrontés à la scolarité postobligatoire. Elle se propose d’en montrer les défis et les risques. Son principal objectif : diminuer la part des « choix par défaut » qui conduisent alors de nombreux élèves non motivés à s’engager dans des voies qui ne correspondent pas vraiment à leurs aspirations par suite d’une information insuffisante à la base. À l’aide de témoignages d’élèves, suivis pendant plusieurs années et souvent dès leur 9e au cycle d’orientation (actuelle 11ème année), cette série apporte matière à débat aux enseignants, d’ISP en particulier, sur les thèmes de l’orientation, de l’accession à l’autonomie, et des problèmes rencontrés après la scolarité obligatoire, en école ou dans le vie professionnelle. Dans ce troisième volet, à travers quelques aspects de la vie d’un collégien « moyen » dans un établissement traditionnel, on aborde les exigences et les pièges du secondaire supérieur. Un quart de siècle plus tard, cette série de films dresse un portrait nuancé de l’adolescence des quadragénaires d’aujourd’hui et constitue un précieux témoignage sociologique.

Portraits IV : Marianina

Cette série de films réalisés en 1992 et 1993 explore certains aspects de la vie des adolescents confrontés à la scolarité postobligatoire. Elle se propose d’en montrer les défis et les risques. Son principal objectif : diminuer la part des « choix par défaut » qui conduisent alors de nombreux élèves non motivés à s’engager dans des voies qui ne correspondent pas vraiment à leurs aspirations par suite d’une information insuffisante à la base. À l’aide de témoignages d’élèves, suivis pendant plusieurs années et souvent dès leur 9e au cycle d’orientation (actuelle 11ème année), cette série apporte matière à débat aux enseignants, d’ISP en particulier, sur les thèmes de l’orientation, de l’accession à l’autonomie, et des problèmes rencontrés après la scolarité obligatoire, en école ou dans le vie professionnelle. Dans ce quatrième volet, le spectateur peut constater que, fort heureusement, l’insertion professionnelle peut être source d’épanouissement. La situation décrite ici est en effet celle d’un apprentissage qui a été particulièrement bien vécu, contrairement à tant d’autres. Un quart de siècle plus tard, cette série de films dresse un portrait nuancé de l’adolescence des quadragénaires d’aujourd’hui et constitue un précieux témoignage sociologique. Elle peut être vue dans son intégralité sur ARCHIPROD en cliquant ici.

Portraits V : David

Cette série de films réalisés en 1992 et 1993 explore certains aspects de la vie des adolescents confrontés à la scolarité postobligatoire. Elle se propose d’en montrer les défis et les risques. Son principal objectif : diminuer la part des « choix par défaut » qui conduisent alors de nombreux élèves non motivés à s’engager dans des voies qui ne correspondent pas vraiment à leurs aspirations par suite d’une information insuffisante à la base. À l’aide de témoignages d’élèves, suivis pendant plusieurs années et souvent dès leur 9e au cycle d’orientation (actuelle 11ème année), cette série apporte matière à débat aux enseignants, d’ISP en particulier, sur les thèmes de l’orientation, de l’accession à l’autonomie, et des problèmes rencontrés après la scolarité obligatoire, en école ou dans le vie professionnelle. Dans ce cinquième et ultime volet de la série, David, qui est en seconde année à l’École de commerce, est plutôt indécis. « Avant, je voulais travailler dans une banque, mais ça change, j’aimerais bien devenir prof. J’ai l’option diplôme-matu. » David a tout compris : « Cela ne va pas venir tout seul. Il faut bosser. Je travaille régulièrement, vingt minutes le matin, une demi-heure l’après-midi. » C’est dur, mais il y a un truc : « On se met à plusieurs, en s’expliquant les choses, on apprend mieux. » En année de matu, il est très confiant : « Le fait d’avoir déjà fait un diplôme, c’est plus rassurant. » Un quart de siècle plus tard, cette série de films dresse un portrait nuancé de l’adolescence des quadragénaires d’aujourd’hui et constitue un précieux témoignage sociologique. Elle peut être vue dans son intégralité sur ARCHIPROD en cliquant ici.

Parcours d’artisans

Répondant à une proposition de l’ADEMA (Association pour le développement et l’encouragement aux métiers d’art), cette vidéo de 1993 propose huit courts portraits d’artisans genevois : un horloger-rhabilleur, un ferronnier d’art, un doreur, un couple de peintres-décorateurs, un maître fourreur, un ébéniste-restaurateur, un maître sellier et une courtepointière. Au fil des témoignages se tissent les qualités inhérentes à leurs métiers : respect du patrimoine, sensibilité à la matière, goût vif de l’indépendance, amour du travail bien fait et sens des responsabilités. Au delà de ce tableau un peu idyllique pointent aussi les inquiétudes et les questions liées à un avenir professionnel déjà largement compromis.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Sauve toujours ! Tu m’intéresses…

Pour oser intervenir lors d’un accident, il faut savoir ce qui est à faire et à ne pas faire. C’est pourquoi des consignes de premiers secours, simples, peuvent nous aider à nous comporter efficacement. Dans ce film, la reconstitution d’un accident réel, vécu par un groupe d’adolescents, permet de s’interroger sur les hésitations du sauveteur. Le récit de l’accident est ponctué par des interviews de professionnels de la chaîne des secours. Ce film tourné en 1993 ne décrit pas les gestes de sauvetage ; il est conçu essentiellement comme un complément de motivation aux cours de premiers secours dispensés alors dans les classes. Il témoigne, sous la forme d’un divertissement visuel et musical, de l’invention et de la créativité des participants à un concours d’épouvantails.

Portraits I : Nathalie

Cette série de films réalisés en 1992 et 1993 explore certains aspects de la vie des adolescents confrontés à la scolarité postobligatoire. Elle se propose d’en montrer les défis et les risques. Son principal objectif : diminuer la part des « choix par défaut » qui conduisent alors de nombreux élèves non motivés à s’engager dans des voies qui ne correspondent pas vraiment à leurs aspirations par suite d’une information insuffisante à la base. À l’aide de témoignages d’élèves, suivis pendant plusieurs années et souvent dès leur 9e au cycle d’orientation (actuelle 11ème année), cette série apporte matière à débat aux enseignants, d’ISP en particulier, sur les thèmes de l’orientation, de l’accession à l’autonomie, et des problèmes rencontrés après la scolarité obligatoire, en école ou dans le vie professionnelle. Avec le portrait de Nathalie, apprentie de commerce chez un transitaire après un essai au collège, tous ces thèmes apparaissent naturellement. Le rôle et le poids de la famille dans les choix des adolescents sont également très présents dans ce document. Un quart de siècle plus tard, cette série de films dresse un portrait nuancé de l’adolescence des quadragénaires d’aujourd’hui et constitue un précieux témoignage sociologique.

Portraits II : José et Alexandre

Cette série de films réalisés en 1992 et 1993 explore certains aspects de la vie des adolescents confrontés à la scolarité postobligatoire. Elle se propose d’en montrer les défis et les risques. Son principal objectif : diminuer la part des « choix par défaut » qui conduisent alors de nombreux élèves non motivés à s’engager dans des voies qui ne correspondent pas vraiment à leurs aspirations par suite d’une information insuffisante à la base. À l’aide de témoignages d’élèves, suivis pendant plusieurs années et souvent dès leur 9e au cycle d’orientation (actuelle 11ème année), cette série apporte matière à débat aux enseignants, d’ISP en particulier, sur les thèmes de l’orientation, de l’accession à l’autonomie, et des problèmes rencontrés après la scolarité obligatoire, en école ou dans le vie professionnelle. Ce deuxième volet présente exceptionnellement deux portraits : D’abord José, avec un discours fort sur le désir (richesse, évasion, puissance) et la confrontation avec une réalité moins exaltante ; et en seconde partie, Alexandre et une attitude très ambigüe par rapport à l’école, et la poursuite obstinée d’un rêve professionnel. Un quart de siècle plus tard, cette série de films dresse un portrait nuancé de l’adolescence des quadragénaires d’aujourd’hui et constitue un précieux témoignage sociologique.

Égalité mode d’emploi

Cette production du début des années 1990 pose la problématique suivante : « Même si l’on constate une nette évolution dans l’éducation donnée par la famille et par l’école, les élèves, les parents et les enseignants eux-mêmes ont de la peine à échapper aux stéréotypes relatifs au rôle des sexes dans le choix d’un métier. Malgré cette lente transformation de mentalité, on remarque de plus en plus de femmes exerçant des professions traditionnellement « réservées » aux hommes. Serait-il possible d’imaginer l’homme et la femme exercer tous les métiers en toute égalité ? » Même si en un quart de siècle, beaucoup de choses ont changé sur le front de la conquête de l’égalité entre les sexes, la question soulevée à l’époque par ce film garde toute son actualité.

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