Semaine de la géométrie II : Les Conférences

Du 29 mars au 2 avril 2004, la Commission genevoise de l’enseignement des mathématiques (CEM), qui regroupe des représentants des quatre ordres d’enseignement, de l’école enfantine à l’enseignement supérieur, organise une semaine de la géométrie. Les écoliers et les étudiants, mais également le grand public, peuvent dans ce cadre s’essayer à une discipline qui, depuis plus de 2500 ans, continue de fasciner ou de rebuter des générations d’élèves, et donc de citoyens… Dans ce second film, deux conférenciers, Stéphane Pin et Stéphane Dubois-dit-Bonclaude, abordent le sujet des figures géométriques dans l’art.À l’occasion de la semaine de la géométrie, huit problèmes sont par ailleurs concoctés par les organisateurs et soumis à des élèves ou des étudiants de tous les ordres d’enseignement. Le premier film de cette courte série présente le compte rendu de cette expérience. Il peut être visionné sur ARCHIPROD en cliquant ici.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Étienne Krähenbühl : le geste du sculpteur

Ce film réalisé en 1995 est le fruit de la rencontre d’un cinéaste, d’un musicien et d’un sculpteur. Le réalisateur Marc Dallon a poussé la porte de l’atelier d’Étienne Krähenbühl derrière laquelle se cache un monde de fer et de feu. Sa caméra surprend le sculpteur en pleine activité créatrice, en totale communion avec son œuvre. Comme une étincelle de vie, l’éclat bleu de la soudure à l’arc donne forme et mouvement à l’œuvre de l’artiste. Dans une gerbe de flammèches, Etienne Krähenbühl arrache au métal lumineux plaintes, cris et gémissements que le musicien Emile Ellberger transforme en chant d’amour.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Parcours d’artisans

Répondant à une proposition de l’ADEMA (Association pour le développement et l’encouragement aux métiers d’art), cette vidéo de 1993 propose huit courts portraits d’artisans genevois : un horloger-rhabilleur, un ferronnier d’art, un doreur, un couple de peintres-décorateurs, un maître fourreur, un ébéniste-restaurateur, un maître sellier et une courtepointière. Au fil des témoignages se tissent les qualités inhérentes à leurs métiers : respect du patrimoine, sensibilité à la matière, goût vif de l’indépendance, amour du travail bien fait et sens des responsabilités. Au delà de ce tableau un peu idyllique pointent aussi les inquiétudes et les questions liées à un avenir professionnel déjà largement compromis.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Du pain sur la planche

En 1991 déjà, le pain est devenu un produit de consommation banal de la société moderne ; ce film montre qu’il garde néanmoins une valeur symbolique liée à son histoire. Son origine remonte à la révolution du néolithique au Moyen Orient, quelque huit mille ans avant notre ère. Au Moyen Age, le pain était encore une denrée rare pour les petites gens ; sa pénurie pouvait engendrer famines et révoltes. Sa composition de base n’a pas beaucoup changé, mais sa fabrication est aujourd’hui souvent industrielle. Pourtant, les exceptions sont encore nombreuses ; à Saint-Luc, en Valais, par exemple, les villageois reproduisent chaque année les gestes traditionnels du temps où, quatre fois l’an, les familles cuisaient leur pain au four communal. On trouve différents pains selon les régions, les céréales et le type de farine employée dans la fabrication. Le pain n’est pas un produit de base dans les civilisations où la culture du riz, du mil, du maïs ou de la pomme de terre ont prévalu. Mais manquer de pain, c’est souvent avoir faim…Votre droit à l’image : informations et réclamations

Fait main

« Il restera toujours dans l’âme des hommes le besoin de maîtriser la matière avec leurs mains ». (Walo Grandjean) Dans notre pays, comme dans la plupart des pays industrialisés, les artisans se font déjà de plus en plus rares dans les années 1980. Tout a concordé pour faire disparaître un mode de vie et de travail de plus en plus difficile et de moins en moins rentable. Cette émission ne fait pourtant pas le procès d’une société informatisée et robotisée ; elle veut plutôt rendre hommage à la main, car la confection artisanale d’un objet correspond aussi à une manière de penser, d’être et de vivre. Certains estiment qu’il y a d’un côté les intellectuels et de l’autre les manuels; Walo Grandjean ne partage pas cet avis. D’ailleurs, pour ce serrurier-constructeur, ferronnier, sculpteur de talent et mélomane, aujourd’hui injustement oublié, la frontière entre l’artisanat et l’art n’est pas toujours facile à définir. Un film émouvant qui permet en outre de revoir le célèbre pianiste Oswald Russell (1933-2012), ami de Walo.

Automates et boîtes à musique

En 1985 déjà, les jeunes naissent entourés d’images et de musiques enregistrées, mais autrefois qu’y avait-il? C’est à ces questions que ce film répond en proposant un tour d’horizon des différents moyens de mettre la musique «en boîte», dès le XVIIe siècle, de manière esthétique, fantaisiste, miniaturisée… Il présente les androïdes de Jaquet-Droz, et des pièces des Musées d’horlogerie de Genève et du Locle, du Musée des automates de L’Auberson… Il répertorie les professions que cet art requiert et leur avenir déjà pas toujours prometteur.Entre 1971 et 1987, la célèbre documentariste Jacqueline Veuve réalisera douze films pour TVCO et le DIP. Dix d’entre eux sont d’ores et déjà disponibles ici sur ARCHIPROD.

L’Heure et la Beauté

Le temps passe… les montres le mesurent : précision, minutie. Mais elles n’indiquent pas seulement l’heure. Elles cherchent aussi à plaire ; comme les bijoux : raffinement, luxe. L’industrie horlogère et la bijouterie font appel aux créateurs et artisans. Le travail à la chaîne permet à ces ouvriers habiles et attentifs de concevoir un outillage de haute précision et des prototypes. L’horlogerie, la bijouterie et l’orfèvrerie sont définis ici dans leur contexte et leur particularité.De 1982 à 1994, en collaboration avec l’Office d’orientation et de formation professionnelle de Genève, TVCO réalise une vingtaine de films destinés prioritairement aux élèves des filières non gymnasiales et présentant un large éventail de professions. Les films de la série Métiers retrouvés jusqu’à présent sont disponibles sur ARCHIPROD en cliquant ici.

La Fonderie d’art

Depuis la nuit des temps, l’homme a cherché à maîtriser le feu et à en domestiquer l’usage, notamment pour procéder à la fusion des métaux. C’est ainsi qu’empiriquement il découvrit le bronze, alliage parfait pour la pratique de la fonderie d’art. Ce documentaire nous fait pénétrer dans les ateliers de l’ancienne fonderie Pastori, à Carouge, qui a été transformée depuis en salle d’exposition. 

La Terre : la métamorphose

Dans ce film de 1981, Jean-Jacques Fiorina, alors potier-céramiste à Céligny, détaille pour la caméra les nombreux gestes de son travail, ainsi que les étapes nécessaires à cette transformation de la terre en œuvre d’art. Il expose de plus une philosophie bien personnelle, voire poétique, du métier. De nombreuses créations originales sont ainsi présentées et commentées par leur concepteur.  

Les Techniques artistiques d’impression I : La Gravure sur bois

Grâce aux doigts d’une jeune artiste suisse, Christiane Buehler, le spectateur assiste à la création d’une gravure sur bois originale. Après avoir esquissé le motif sur planche, elle grave le bois au canif, au ciseau, au burin et au clou. Une première impression permet à Christiane Buehler d’affiner, de corriger. L’artiste n’a pas droit à l’erreur : chaque copeau enlevé, chaque griffure laisse sa trace à l’impression. Une animation récapitule le principe de la gravure en relief et son utilisation dans l’imprimerie d’autrefois. Un rapide survol d’une technique très répandue, la typographie, permet de marquer la différence entre une technique artistique et une technique industrielle.La série Les Techniques artistiques d’impression est constituée de quatre films réalisés en 1980 qui peuvent être vus ici sur ARCHIPROD.

Les Techniques artistiques d’impression II : L’Eau forte

Dans ce deuxième volet de la série consacrée aux techniques d’impression, on suit pas à pas le travail de Paul Viaccoz. Préparation de la plaque de cuivre, polissage et vernissage, puis les doigts conduisent l’outil à graver, et bientôt l’acide peut mordre le métal. Différentes étapes encore jusqu’à l’impression qui révèle le travail accompli sur le cuivre. Une animation récapitule toutes les étapes du principe de la gravure en creux, puis l’on survole un atelier d’héliogravure où la production industrielle fait appel à d’autres techniques.La série Les Techniques artistiques d’impression est constituée de quatre films réalisés en 1980 qui peuvent être vus ici sur ARCHIPROD.

Les Techniques artistiques d’impression III : La Lithographie

Lithographie signifie gravure sur pierre. L’une des techniques d’impression les plus délicates et les plus répandues. François Locher présente son travail d’artiste, son rapport à la pierre, se présente avec humour. Une animation introduit le procédé de la lithographie : la taille de la pierre, le dessin avec une encre grasse, le mouillage et le refus de l’encre, l’encrage, l’impression et la mise en évidence de l’inversion. La pierre est poncée, pour la nettoyer du dessin précédent et la rendre à nouveau parfaitement plane. Une dessin peut être exécuté à l’aide de diverses techniques (gommage, mouillage, bitumage…). Puis c’est une succession de tirages et de modifications. Lorsque l’artiste est satisfait du résultat, il tire le nombre d’exemplaires souhaité. Puis la pierre est à nouveau nettoyée ; il ne reste du dessin que les estampes dont l’original est à jamais perdu.La série Les Techniques artistiques d’impression est constituée de quatre films réalisés en 1980 qui peuvent être vus ici sur ARCHIPROD.

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