Mutisme sélectif

Le mutisme sélectif se caractérise par une suspension ou une disparition de la communication verbale dans certains contextes sociaux, alors que la parole était antérieurement acquise.

L’enfant ne communique que dans certains endroits (généralement dans le cadre familial) alors que le langage expressif et réceptif sont préservés.

Selon les classifications internationales CIM-10 et CIM-11, le mutisme sélectif fait partie des troubles anxieux. Il peut également apparaitre comme un symptôme associé à d’autres difficultés anxieuses ou de la communication (timidité, autisme, anxiété sociale…)

Il est important de ne pas interpréter la méconnaissance d’une langue, ou le manque de confiance dans son utilisation, comme signe de mutisme. Ce qui est important à prendre en compte c’est l’interférence que le mutisme sélectif peut avoir avec la réussite scolaire ou la communication sociale.

Le mutisme sélectif a tendance à s’estomper au passage à l’adolescence/âge adulte.

Suggestions pédagogiques

Communication

  • Éviter de solliciter directement la parole ou de mettre l’élève sous pression
  • Proposer des choix de réponses que l’élève peut valider ou invalider
  • Encourager la communication non-verbale
  • Laisser du temps pour la réponse (vitesse de traitement plus lente)
  • Proposer à l’élève de chuchoter à l’oreille (de l’adulte, d’un camarade qui sera son « porte-voix »), éventuellement hors du regard des autres

Outils Pédagogiques

  • Proposer systématiquement des outils alternatifs (ardoise, images, tablette, etc.), car la prise d’initiative est difficile.
  • Travailler avec le support d’images (par ex. images séquentielles à placer dans l’ordre chronologique pour montrer la compréhension d’une histoire)
  • Pour les plus grands, leur donner la possibilité de s’enregistrer dans un lieu isolé

Interactions sociales

  • Privilégier le jeu, les activités physiques, les activités sociales
  • Placer l’élève à côté de camarades-ressource – Privilégier les activités en dyades – en petit groupe
  • Donner des responsabilités à l’élève (entre autres qui lui permettent de se déplacer dans la classe, pour l’aider à prendre confiance en lui dans cet environnement)
  • Être attentif à l’élève pendant les récréations, car il ne va pas être en mesure d’exprimer ce qu’il s’y passe
  • Proposer aux parents des moments en classe (par ex. après les heures scolaires) pour donner la possibilité à l’enfant de jouer (en présence de l’enseignant et progressivement de camarades)
2025-11-04T15:19:45+01:00Categories: Troubles du langage, Troubles psychiques|