Projection La Vague

Jusqu’où aller pour défendre un projet pédagogique? A partir de quand l’influence d’un·e enseignant·e sur ses élèves devient-elle dangereuse? Ces questions servent de possibles canevas de lecture à Die Welle (La vague) qui sera diffusé dans le cadre du cycle de films Zéro de conduite*

jeudi 7 novembre à 20h,
aux Cinémas du Grütli (rue David-Dufour 16).

30 invitations sont proposées pour cette séance, organisée conjointement par le service écoles-médias, les cinémas du Grütli et Kino, le cinéclub de l’unité d’allemand de l’Université de Genève. La projection sera suivie d’une discussion avec Olivier Maulini, professeur associé à l’Université de Genève dans le domaine de l’analyse du métier d’enseignant. Au centre du débat proposé le 7 novembre: le contrat didactique qui unit un·e enseignant·e à ses élèves et les conséquences d’une rupture du lien de confiance.

Et sur ces aspects, Die Welle a de quoi alimenter bien des discussions. D’ailleurs, lorsqu’il a débarqué sur grand écran, à la fin des années 2000, ce film n’est pas passé inaperçu.

Souvenons-nous: Rainer Wenger, charismatique prof de gym et d’histoire dans un lycée allemand, doit créer un projet pédagogique sur une semaine autour de l’autocratie. Quoi de mieux que l’approche expérimentale? Sauf que là…

En quelques jours, ce qui ne devait être qu’une expérience pédagogique devient un jeu dangereux, puis une réalité dramatique.

Die Welle ne pouvait donc pas manquer dans la liste de Zéro de conduite. A plus forte raison que la thématique proposée pour le débat après la projection cible le cœur de la profession enseignante.

 

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Projection Le cercle des petits philosophes

Faut-il avoir une barbe et des cheveux gris pour philosopher? Sûrement pas et il suffit d’aller voir Le cercle des petits philosophes pour en avoir la certitude. Oui, mais quand?

Jeudi 3 octobre à 20h,
aux Cinémas du Grütli (rue du Général-Dufour 16).

Cette projection, qui s’inscrit dans le cadre du cycle de films Zéro de conduite* et pour laquelle le SEM offre 30 places, sera suivie d’une discussion avec Marouane Hanbali, Marjorie Gracieuse et Catherine Firmenich, membres de l’association SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble). Heinz Dill, le distributeur suisse du film, sera également de la partie.

Pourquoi vit-on? Et si on devenait immortel·le? Est-il plus important d’avoir des ami·e·s ou de l’argent? Qu’est-ce que l’amour? Ces questions et bien d’autres, l’humanité se les pose depuis la nuit des temps. Le philosophe Frédéric Lenoir les a adressées à des enfants de 7 à 10 ans, au cours d’ateliers philosophiques qu’il a menés dans deux écoles durant une année scolaire. Le documentaire réalisé par Cécile Denjean rend compte avec délicatesse de la profondeur de la pensée de ces petits philosophes.

 

Projection L’heure de la sortie

Pour cette séance, le jeudi 23 mai à 20h00, nous vous proposons L’Heure de la sortie, un film de Sébastien Marnier, dans lequel un professeur (Laurent Laffite) arrive dans un collège prestigieux pour remplacer un prof s’étant suicidé…

Nous avons invité à discuter avec le public Dorian Damay, élève au CECG Mme De Staël, engagé dans l’alimentation durable, et Laurence Jaquet, étudiante à l’université en géographie-environnement, membre d’une association promouvant le voyage alternatif et durable.

bande annonce

Projection Después de Lucia de Michel Franco

Dans le cadre du cycle de films Zéro de conduite, projection de  Después de Lucia  (Michel Franco – Mexique – 2012- vostfr- 103′ ).

le jeudi 11 avril 2019, à 19h,
aux Cinémas du Grütli (rue du Général-Dufour 16).

Trente billets sont offerts aux enseignant·e·s pour assister à cette séance.

Después de Lucia pourrait être une banale histoire de harcèlement en milieu scolaire. Restituée par la caméra du mexicain Michel Franco, elle se fait âpre et saisissante. Une œuvre qui a toute sa place dans le cycle de films «Zéro de conduite».

Après la mort de sa mère, Alejandra vit seule avec son père, qui s’enfonce peu à peu dans la dépression. La jeune fille subit humiliations et maltraitances dès la diffusion, auprès de ses camarades d’école, d’une sextape, où on la voit avoir une relation sexuelle. Débute pour elle un long et silencieux calvaire.

A travers Después de Lucia, Michel Franco utilise son immense talent formel pour une mise en garde percutante: le harcèlement est souvent invisible.

La projection sera suivie d’une discussion avec Pierre-Alain Dard, ancien chef de la brigade des mineurs, actuellement consultant en justice juvénile, et Laetitia Magnin, cheffe du service de médiation scolaire – Le Point.

 

 

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Projection Les risques du métier de André Cayatte

Dans le cadre du cycle de films Zéro de conduite, projection de  LES RISQUES DU METIER (André Cayatte – France – 1967 – vofr – 105′ ).

le jeudi 31 janvier 2019, à 20h,
aux Cinémas du Grütli (rue du Général-Dufour 16).

Comme à l’accoutumée, trente billets sont offerts aux enseignant·e·s pour cette projection, qui sera suivie d’une discussion avec Mme Maja Perret-Catipovic, directrice à l’Office médico-pédagogique (DIP), référente des situations de maltraitance pour l’OMP, sur certaines des questions soulevées par le film. Objectif: mieux comprendre les enjeux qui gravitent autour des dénonciations d’abus sexuels par des élèves.

Car dans Les risques du métiers, l’instituteur d’un petit village, est accusé du viol d’une de ses élèves. Alors qu’il clame son innocence, d’autres accusations l’accablent.

 » (…) Homme de loi, André Cayatte a quitté le barreau pour venir défendre la justice à l’écran. Il est donc d’abord un artisan, non un artiste.

Il montre cette fois le scandale provoqué par des adolescentes à l’imagination trop fertile, qui accusent d’attouchements et même de viol leur instituteur parfaitement innocent (interprété par Jacques Brel, associé à Emmanuelle Riva). C’est aussi l’occasion de dénoncer les abus de la prison préventive en France et les méthodes équivoques et grossières de certains policiers. Les cas traités dans ce film n’ont rien d’exceptionnels. Cayatte s’est basé sur des faits réels. A partir de nombreux dossiers, il a découvert les motivations qui poussent un enfant à accuser faussement son maitre d’atteinte à la pudeur. Celui-ci est inconsciemment choisi pour assumer les fautes commises par les parents ou des proches. Il peut aussi s’agir de tensions entre les élèves, dues à la jalousie. Les policiers enfin, par leur manière d’interroger en suggérant les réponses, donnent aux enfants des idées perverses.

Ce film présente en actes des tendances qui existent à l’état latent à l’âge dit ingrat de la puberté. Et il rappelle surtout aux adultes que le comportement des enfants est lié à leur milieu social. Les jeunes héroïnes de Cayatte sont issues de familles en rupture d’équilibre (…) « 

Henri Reymond, Archives de la Cinémathèque suisse

Les billets, un par enseignant·e du DIP, sont à réserver auprès de Virginie Bercher, exclusivement à l’adresse: sem.evenements@edu.ge.ch.

Les personnes n’ayant pas pu obtenir un billet offert peuvent s’en procurer directement auprès des Cinémas du Grütli au tarif prévu pour ce cycle de films.

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Projection I Figli della Notte de Andrea de Sica

Dans le cadre du cycle de films Zéro de conduite, projection de  I FLGLI DELLA NOTTE (Andrea de Sica – Italie – 2016 – vostfr – 85′ ).

le jeudi 8 novembre 2018, à 20h15,
aux Cinémas du Grütli (rue du Général-Dufour 16).

Comme à l’accoutumée, trente billets sont offerts aux enseignant·e·s pour cette projection (en version originale, sous-titres en français), qui sera suivie d’une discussion sur la transgression, un des multiples thèmes de ce film protéiforme. Pour en parler, Olivier Rossi, responsable pédagogique d’un dispositif de l’enseignement spécialisé du DIP.

I figli della notte ne pouvait manquer dans le panel proposé par le cycle de films dont le nom est tiré de l’œuvre de Jean Vigo, Zéro de conduite*. Les points communs –  et les différences – entre les deux ne manquent en effet pas.

Premier long métrage d’Andrea de Sica, petit-fils de Vittorio, I figli della notte nous emmène dans un internat perdu en montagne. C’est là que l’on forme l’élite italienne de demain. Voilà donc Giulio, Edoardo et les autres livrés à leurs émois adolescents, à leur ennui, à leur cruauté réciproque et aux quelques adultes chargés de les guider pour qu’ils apprennent à devenir des patrons sans scrupule. Dans cet environnement hostile, où l’hiver a l’air éternel et où le bâtiment qui abrite le collège éructe son passé effrayant à chaque coin, toute résistance et toute morale semblent vaines.

Avec ce film encensé par la critique en Italie, Andrea de Sica s’est d’emblée fait un prénom. Il livre un récit où le fantastique s’imbibe de cynisme et où les références aux grands cinéastes foisonnent. Une fable noire rehaussée par un décor naturel époustouflant, comme l’écrin met la perle en valeur.

Les billets, un par enseignant·e du DIP, sont à réserver auprès de Virginie Bercher, exclusivement à l’adresse: sem.evenements@edu.ge.ch.

Les personnes n’ayant pas pu obtenir un billet offert peuvent s’en procurer directement auprès des Cinémas du Grütli au tarif prévu pour ce cycle de films.

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Projection en avant-première: Chris the Swiss de Anja Kofmel

Le SEM et les Cinémas du Grütli offrent vingt-cinq billets aux enseignant·e·s du DIP pour une avant-première exceptionnelle, celle du film Chris the Swiss, réalisé par Anja Kofmel. Cette projection (en version originale anglaise, sous-titrée en français et suisse-allemand) aura lieu

le mardi 18 septembre à 19h30,
aux cinémas du Grütli
(rue du Général-Dufour 16, salle Michel-Simon).

La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.

Présenté à la Semaine de la critique lors du dernier Festival de Cannes, ce documentaire mêle images d’archives, prises de vue actuelles et animation. Il raconte le périple de Christian, le cousin d’Anja Kofmel, lors de la guerre de Croatie en 1992. Journaliste, mercenaire, agent secret? Un peu des trois. Chris paiera donc de sa vie sa curiosité et son investissement dans ce conflit.

Marquée depuis son enfance par le destin tragique de son cousin, Anja Kofmel a mené une enquête minutieuse pour remonter le fil des événements et s’appuie sur des témoins de l’époque qui parlent à visage découvert. Elle livre un documentaire saisissant sur tout ce que la guerre a de sordide et, parfois, d’héroïque.

Les billets, un par enseignant·e, sont à réserver auprès de Virginie Bercher à l’adresse virginie.bercher@edu.ge.ch.

Les personnes n’ayant pas pu obtenir un billet offert peuvent s’en procurer directement auprès des cinémas du Grütli aux tarifs usuels.

Par ailleurs, les enseignant·e·s de l’ESII pourront organiser des projections scolaires en s’adressant aux cinémas du Grütli à l’adressescolaires@cinemas-du-grutli.ch.

En savoir plus:

Bande annonce et présentation du film sur le site des Cinémas du Grütli

Projection L’Ecole buissonnière de J.-P. Le Chanois

Le cycle de film Zéro de conduite reprend du service avec L’ECOLE BUISSONNIERE (Jean-Paul Le Chanois – France – 1949 – vofr – 89′ – Noir et Blanc).

Trente billets sont offerts aux enseignant·e·s du DIP pour y participer. La séance aura lieu

le jeudi 20 septembre à 20h, aux Cinémas du Grütli, (rue du Général-Dufour 16).

Réalisé par le cinéaste communiste Jean-Paul Le Chanois, L’Ecole buissonnière, bien que vieux de 70 ans, mérite largement que l’on s’y attarde. Il s’inspire ouvertement des débuts professionnels du célèbre pédagogue et instituteur Célestin Freinet. C’est d’ailleurs l’épouse de celui-ci, Elise, qui signe le synopsis.

La projection du film sera donc opportunément suivie des interventions d’Etiennette Vellas, Dina Borel et Roland Russi, puis d’une discussion avec le public. Tous trois membres du Groupe romand d’éducation nouvelle, ces intervenants nourrissent à la fois une longue expérience et une connaissance approfondie de la pédagogie Freinet.

Etiennette Vellas est notamment membre associé du Laboratoire innovation formation éducation de l’Université de Genève. Dina Borel et Roland Russi sont respectivement fondatrice et directeur de l’école spécialisée La Voie Lactée, qui applique les méthodes chères à Célestin Freinet depuis plus de 30 ans. Cette institution, subventionnée par le DIP, et l’école primaire des Vergers à Meyrin viennent en outre d’initier une collaboration.

Un jeune instituteur, M.Pascal, campé par Bernard Blier, arrive dans un petit village de l’arrière-pays provençal. Vétuste, l’école est un lieu d’ennui et de punitions. M.Pascal en fait un lieu de vie, d’expérimentation et de citoyenneté. L’esprit rétrograde et belliqueux des notables du village ne peut rien y faire: apprendre n’est plus un supplice pour les élèves, mais une quête perpétuelle et joyeuse.

Cette école qui a changé un village peut-elle changer le monde? Jean-Paul Le Chanois, dont le film a été bardé de récompenses, en était convaincu. Près d’un siècle après les débuts de Freinet dans l’Education nationale, le point d’interrogation demeure.

Les billets – un par personne et exclusivement destinés aux enseignant·e·s du DIP – sont à réserver auprès de Virginie Bercher (virginie.bercher@edu.ge.ch). Les personnes n’ayant pas pu obtenir un billet offert peuvent s’en procurer directement auprès des Cinémas du Grütli au tarif prévu pour ce cycle de films.

En savoir plus:

Bande annonce et présentation du film sur le site des Cinémas du Grütli

 

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