Comment rater un enseignement d’histoire numérique en trois actes.

Voici un petit billet sur un enseignement que j’ai mené et qui a échoué: les étudiants n’y ont pas adhéré et ont produit des résultats inférieurs à ce que l’enseignant – moi – avait espéré.
À l’Université de Lausanne, j’avais mené un enseignement en bachelor d’histoire (licence, pour les Français) autour de l’histoire et des méthodologies numériques sur deux semestres. Une dizaine d’étudiants persévérants ont suivi ce module, qui était divisé en trois types de cours:

  • Les cours plutôt théoriques autour de l’histoire numérique
  • Les cours pratiques, de démonstration, d’apprentissage des outils (gephi, iramuteq notamment)
  • Des séances d’entretien avec les étudiants, travaillant en binôme ou seuls selon leur choix, autour de leur projet.

(...)Mais cette expérience rappelle combien enseigner autour de l’histoire et du numérique est peu aisé, combien il faut connaître ses étudiants, le diplôme et l’université où l’on enseigne pour que ce type d’enseignements ait du succès, combien enseigner à la fois sur un sujet historique (l’histoire de la construction européenne) et sur des méthodes numériques (ou non, d’ailleurs) est délicat, bien qu’à mon avis nécessaire – séparer fond, méthode et pratique ne me convient pas. Mener ce genre d’enseignement était par trop ambitieux alors que je ne connaissais pas encore suffisamment mon université.

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