Filmar 20

Le festival FILMAR en América latina s’associe avec le Service Ecoles-médias pour inviter les enseignant.e.s à  son édition 2020. La 22ème édition du Festival FILMAR en América latina se déroulera du 20 au 29 novembre. Comme chaque année, projections et rencontres mettront à l’honneur  les cultures d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Le SEM et le festival FILMAR proposent plusieurs rendez-vous aux enseignant.e.s autour du thème « Les conflits, entre le réel et l’imaginaire »
le programme du festival

le programme_pedagogique

la sélection FILMARcito
en ligne sur la Plattform (avec votre login edu, puis chercher FILMAR)

l’offre Ecole et Culture avec FILMAR

 

LA FORMATION CONTINUE:
« Les conflits, entre le réel et l’imaginaire »

Cliquez ici pour vous inscrire à cette formation  

 

PREMIER RENDEZ-VOUS:

Hommage à Sepúlveda

Le samedi 21 novembre à 16h30, au Cinélux (Boulevard Saint-Georges 8 – 1205 Genève)

Le rendez-vous pour vous annoncer et retirer vos programmes et invitations est fixé à 16h15, devant le cinéma.
Projection du film Luis Sepúlveda, l’écrivain du bout du monde, de Sylvie Deleule, France, doc, 52’, vo st fr.
Suivie d’une intervention d’ALINE HELG, Historienne, Latino Lab, UNIGE et de CARMEN GÓMEZ, professeure d’espagnol, ainsi que d’une lecture du comédien Antonio Buíl et d’une verrée offerte par la Librairie Albatros.

Luis Sepulveda (par Daniel Mordzinski)

Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, au Chili. Militant des Jeunesses communistes, il fut l’un des gardes du corps de Salvador Allende. Emprisonné en 1973 sous le régime de Pinochet, Luis Sepúlveda est un homme aux plusieurs vies: sandiniste, journaliste, activiste écologique des premières heures, il ne cesse de militer. Il était le plus connu des auteurs latino-américains vivants. Deux titres ont fait sa célébrité mondiale: Le Vieux qui lisait des romans d’amour et une fable pour enfants, Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, adaptée en dessin animé et à la scène. Dans le cadre de la 22ème édition de FILMAR en América Latina, et afin de commémorer sa perte des suites de la Covid-19 en avril 2020, nous aimerions convier ses lecteur.rice.s à découvrir un portait de lui réalisé dans sa ville adoptive de Gijón.

Cliquez ici pour plus d’informations sur cette soirée et ses lectures indicatives

 

SECOND RENDEZ-VOUS:

Festival FILMAR en América latina, En partenariat avecle Latino Lab, Université de Genève
Le mardi 24 novembre 2020, à 18h15, à UNIMAIL, salle MR280
Le rendez-vous pour vous annoncer est fixé à 18h00, à l’entrée de la salle.

Conférence de Carine Chavarochette : « Violence et sortie de la violence dans les communautés indiennes. Le cas du Guatemala. »
Projection du film Ixcanul-Le Volcan, de Jayro Bustamante, Guatemala, 2015, 91 minutes.                  

Article dans Le Monde

Prix : Ours d’Argent à Berlin, Prix du Meilleur Film à Carthagène et Guadalajara, Grand Prix du festival gantois, Prix d’Interprétation Féminine à Montréal, Prix du Meilleur Long Métrage à Philadelphie, Prix du Public à Toulouse, etc.
Carine Chavarochette est anthropologue et historienne, chercheur associée au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA), Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL) Paris Sorbonne nouvelle.

Résumé de la conférence : Les populations mayas guatémaltèques : entre violence structurelle et violence ordinaire
Depuis la conquête espagnole du XVIe siècle, le conflit – qu’il soit agraire, religieux, ethnique ou politique – est devenu une caractéristique des relations sociales des populations mayas. La violence de la Conquête ne s’est pas réalisée seulement entre la puissance occupante, les conquistadors et les populations dominées, les Indiens mais entre les conquistadors eux-mêmes ou entre les différents groupes mayas. Ainsi la colonisation espagnole a mis en place des mécanismes de violence structurels (travail obligatoire, distinction ethnique, etc.) qui perdurent (sous des formes différentes ou non) de nos jours, aux côtés d’une violence ordinaire liée aux inégalités sociales ou de genre. Néanmoins face à cette agressivité, des individus et des collectifs s’organisent depuis des siècles pour sortir de cette spirale infernale. Cette présentation reviendra sur quelques exemples emblématiques.

Les mesures de sécurité face au Covid seront bien sûr respectées.

 

LA TRADITIONNELLE SOIREE POUR LES ENSEIGNANT-E-S:
Le 30 septembre, à 19h, aux Cinémas du Grütli (Rue du Général-Dufour, 16 – 1204 Genève)
Le film: Los Silencios
Genre: fable politique

Après la disparition de son mari, victime du conflit armé entre les FARC, l’armée et les paramilitaires en Colombie, Amparo, accompagnée de ses deux enfants, vient se réfugier sur une petite île, coin perdu entre Brésil, Pérou et Colombie. Liant habilement rêve éveillé et naturalisme trivial, Beatriz Seigner offre une émouvante réflexion sur le statut de réfugié. Entre réalisme et fantastique.      Trigon

Le programme pédagogique du festival sera aussi dévoilé lors de cette soirée.
Vous êtes prié.e.s de bien vouloir vous inscrire à ecole@filmar.ch
Cliquez ici  pour accéder à une fiche pédagogique sur le film (réalisée par Philippe Leclercq, enseignant et critique de cinéma)
Podcast France Culture (2ème sujet) et Article dans le Monde

La Suisse, coffre-fort d’Hitler

Cliquez ici pour le film

Réalisateur: Olivier Lamour
Auteur: Xavier Harel

(52’22 »)

Comment le IIIe Reich a-t-il pu financer sa machine de guerre en action dès l’accession d’Hitler au pouvoir ?

A l’heure où les armées du IIIè Reich envahissent la Pologne, les caisses sont vides. Débute alors une vaste razzia dans les pays conquis. Les nazis pillent l’or, les oeuvres d’art, les fonds des banques centrales; bijoux et dents en or des juifs raflés partout en Europe viennent grossir le butin. Il faut alors changer ces valeurs colossales et acquérir les matières premières qui font défaut pour alimenter la machine de guerre. Au coeur du continent, voisin du géant allemand : la Suisse. Le petit Etat prétendument neutre, va jouer le rôle de bureau de change du IIIe Reich. Il lui garantit ainsi les devises nécessaires à l’acquisition des matières premières pour ses usines d’armement.

 » La Suisse, coffre-fort d’Hitler  » est une investigation historique qui offre une nouvelle lecture de la Seconde Guerre mondiale, une lecture économique et financière. Ce récit historique s’appuie sur des témoignages d’experts en Suisse, aux USA, au Portugal. Il s’appuie également sur des dessins, animés par le studio de films d’animation  » Je Suis Bien Content », qui a produit, entre autres, le long-métrage Persepolis adapté de la bande-dessinée éponyme de Marjane Marjane Satrapi. (Rtbf)


Revue Historia:

La Suisse, coffre-fort d’Hitler

Ce documentaire de Xavier Harel et Olivier Lamour se penche sur le rôle essentiel de la Banque nationale suisse dans le blanchiment de l’or nazi. Une approche éclairante de la Seconde Guerre mondiale sous l’angle économique et financier.

La Suisse, pays neutre ? Cette fable a-t-elle jamais été crédible ? Le film écrit par Xavier Harel – co-écrit et réalisé par Olivier Lamour, nous plonge dans les tréfonds d’une histoire pourtant largement occultée. Pourquoi la Suisse n’a-t-elle jamais été envahie ? Ses habitants ont longtemps entretenu la légende d’une vaillante armée suisse, semblable au hérisson, capable de tenir à distance grâce à ses piquants, le monstre nazi. Lorsque Hitler lance sa Blitzkrieg, sa guerre éclair, les réserves d’or de la Reichsbank sont déjà presque vides. L’annexion de l’Autriche en 1938 et la main mise sur le milliard de marks du pays ont permis au IIIe Reich de tenir jusque là mais cette manne, engloutie dans le financement de l’énorme machine de guerre allemande, est épuisée. Dans tous les pays conquis et occupés, les Nazis pillent, volent, font main basse sur les lingots des banques centrales. Mais ils doivent absolument échanger cet or contre des devises pour pouvoir continuer à importer massivement tout ce dont ils ont besoin pour poursuivre la guerre, en particulier le tungstène portugais, le seul métal capable de supporter des températures de milliers de degrés utilisés notamment dans le moteur des Stukas, les bombardiers allemands. Un seul pays est à même de le faire. Leur voisine, la Suisse, partenaire financière d’avant-guerre, qui ne va pas se montrer très regardante – c’est le moins que l’on puisse dire ! – sur l’origine des tonnes d’or qui arrivent par camions entiers dans ses coffres et de manière exponentielle.

En blanchissant l’or nazi, la BNS a permis la poursuite de la guerre, impossible sans son soutien. 400 tonnes de lingots seront traités pendant toute la durée de la guerre et jusqu’aux derniers instants du Reich, soit rapporté au PIB 84 milliards d’euros. Des historiens et des experts suisses, américains, et portugais, analysent tout ce processus économique qui aura des rebondissements dans les années 1990 avec l’affaire des comptes en déshérence concernant l’argent des Juifs disparus en camps d’exterminations.

Un documentaire passionnant qui amène le spectateur à se poser une question : la Suisse, forte de ses 4 millions d’habitants, avait-elle le choix ? Les Suisses eux-mêmes n’y sont pour rien, mais la BNS a sans aucun doute saisi l’occasion d’en tirer un profit substantiel, en somme, comme en temps de paix.

Véronique Dumas

 

Festival du Film Vert 2020

La 15ème édition du Festival du Film Vert qui devait se tenir au printemps 2020 a dû être reportée. Elle reprendra à partir du 22 septembre 2020.

Cliquez ici pour le programme complet de cette nouvelle édition

Ce festival a pour but de contribuer à la prise de conscience de la nécessité de protéger notre planète. Il se veut un lieu où le public peut s’informer, s’interroger et réfléchir aux questions posées par nos modes de vies et découvrir des solutions.

Le Festival propose des films de qualité, équilibrés, avec une véritable réflexion et une vraie recherche journalistique. Afin de permettre au public d’en retirer le maximum, les organisateurs essaient le plus souvent possible d’inviter les réalisateurs ou des acteurs locaux pour répondre aux questions du public à l’issue des séances et échanger. La parole sera aussi donnée à nos élèves militant pour le climat.

  • UNE FORMATION CONTINUE vous proposera deux soirées spéciales, ainsi qu’un pass pour le festival pour l’édition du printemps 2021 (accès aux projections de la section du festival sur Genève, Carouge, Grand-Saconnex et Meinier)

Cliquez ici pour les premières informations et pour vous inscrire à cette formation

  • DES BILLETS POUR LA SOIREE D’OUVERTURE DU FESTIVAL LE mardi 22 SEPTEMBRE 2020

Au Cinérama Empire (Rue de Carouge 72-74, 1205 Genève)

19H35-19H50: Rendez-vous à l’entrée du cinéma pour retirer votre billet (vous verrez un petit panneau « SEM »).

20h00: Ouverture officielle du festival par Alfonso Gomez, Conseiller administratif de la Ville de Genève.

Projection de « Anthropocène, l’époque humaine » (2018) De Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier et Edward Burtynsky.

Le film sera suivi d’une discussion avec des militants du collectif Grève du climat Genève, Maître Laïla Batou (avocate au barreau de Genève), Thibaud Mabut (climativiste et médiactiviste), Professeur Tobias Brosch (Professeur en psychologie du développement durable) et Alfonso Gomez.

Le film: Les activités humaines laissent une empreinte profonde et quasi-irréversible dans l’histoire géologique et climatique de notre planète. Les réalisateurs du film ont parcouru le monde pour récolter les preuves de cette domination. En s’appuyant sur des techniques photographiques de très haute définition, Anthropocène : L’Epoque Humaine, témoigne de ce moment critique de l’humanité. Au croisement brillant de l’art et de la science, ce film est une expérience fascinante et provocatrice de l’impact de notre espèce détruisant la Terre. (Allociné)

Bande-annonce :

 

Pour les offres scolaires

Ne manquez pas de venir aussi profiter du festival avec vos élèves!

https://www.festivaldufilmvert.ch

Les réservations peuvent être adressées au coordinateur Karim Bakhti (tél. 078 350 95 15) à l’adresse: geneve@festivaldufilmvert.com

         

 

  • L’OFFRE DE FILMS A VISIONNER EN COURS:

Il vous est aussi possible de profiter du festival depuis vos salles de cours! En effet, trois films vous sont proposés.

Un quatrième film est en voie d’être aussi obtenu. Informations à venir.

  1. Pour le primaire:

« Premières loges » de Vincent Chabloz

Dans une forêt oubliée des hommes, quelque part dans les Alpes, le printemps arrive. Du torrent gonflé par la fonte des neiges à la limite des derniers arbres, voici la saison des conquêtes territoriales et amoureuses, puis des naissances.

Cliquer ici pour accéder au film avec votre mot de passe EEL

Bande-annonce:

Pour le secondaire:

2. Un film qui saura intéresser les enseignant-e-s d’Histoire, de Géographie et de Sciences:

« L’homme a mangé la terre »  de Jean-Robert Viallet (2019) – 98 minutes

Attention, ce film a deux titres : L’HOMME A MANGÉ LA TERRE / AU NOM DU PROGRÈS

Balayant deux siècles de progrès à partir d’archives, le film remonte aux sources de la crise écologique en interrogeant les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage du basculement de notre monde dans l’Anthropocène…

Bande-annonce et dossier de presse:

https://pariscience.fr/movie/lhomme-a-mange-la-terre/

Cliquez ici pour accéder au film avec votre mot de passe EEL

Le film est essentiellement basé sur l’excellent ouvrage « L’événement anthropocène »

Cliquez ici pour en savoir plus sur cet ouvrage

 

3. Le troisième film, version courte de « La bataille du libre »: Internet ou la révolution du partage

« La bataille du libre » (2019) de Philippe Borrel

« Que ce soit dans le domaine médical, boursier, industriel, éducatif, ou même agricole, il n’existe presque plus de secteurs d’activité ayant échappé à l’emprise du code informatique. Nous en dépendons dans tout secteur de l’activité humaine dans lequel le savoir est clef. Et nous perdons au passage toujours plus de notre autonomie puisque la plupart des logiciels auxquels nous recourons sans le savoir sont dit « propriétaires » : leur code source protégé par des brevets qui appartiennent à de grandes firmes qui en tirent une rente dont le montant est de plus en plus démesuré.   Or le logiciel libre – lui – peut être utilisé, copié, partagé et même amélioré librement par tous. Les résistants du « Libre » y voient donc un enjeu philosophique et politique, autant qu’un choix de société, alors que les pratiques contributives et émancipatrices du « Libre » commencent à essaimer bien au delà de l’informatique pour l’intérêt général et le Commun. »

Le site du film: https://www.labatailledulibre.org/le-film/

 

4. Le film pour lequel nous sommes en attente de l’obtention des droits:

Un film qui saura intéresser les enseignant-e-s de Droit, de Géographie et de Sciences humaines:

« Le prix du gaz – Une résistance citoyenne » d’Orianne Burri (2019) – 65 minutes

2013. Alors qu’un projet de forage de gaz est discrètement négocié au niveau des autorités communales de la région du Val-de-Travers, une lettre anonyme alerte des intentions cachées des promoteurs…  Ce film raconte comment des citoyen-ne-s  se sont battu-e-s contre les promoteurs d’un projet de forage de gaz qui menaçait l’eau potable de plus de 120’000 personnes…

La page du film: http://www.oraneburri.com/work/the-price-of-gas-a-citizen-resistance/

Le lien vers le teaser: https://vimeo.com/354711630

Dossier de presse: http://www.oraneburri.com/wp-content/uploads/2020/01/DOSSIER-PRESSE-PDG.pdf

Pour en savoir plus sur le travail / parcours d’Orane Burri : www.oraneburri.com

Pour en savoir plus Teaser

http://vimeo.com/354711630 ou site internet du film

Site internet film

http://www.oraneburri.com/work/the-price-of-gas-a-citizen-resistance/

Site internet réalisatrice

http://www.oraneburri.com

Page facebook les Regardiens

https://www.facebook.com/LesRegardiens

Presse

http://www.oraneburri.com/?s=le+prix+du+gaz

Nous sommes donc encore en attente de la mise en ligne de ce film…

Et encore un petit film (5’16 ») : « Moi, citoyen acteur – consommation issue du terroir genevois », réalisé par un élève pour son travail de maturité et qui traite de notre agriculture locale.

Filmar 19

Programme du festival

Programme pédagogique

 

LA FORMATION CONTINUE:

Eldorados, dilemmes et conséquences pour les peuples latino-américains.

Cliquer ici pour vous inscrire à cette formation

PREMIERE SOIREE:

Le 19 novembre, en salle B106 (Uni Bastions, rue de Candolle, 5, 1211 Genève), à 18h00
Le rendez-vous est fixé à 17h45 devant la salle B106.

Projection de TERRE EN TRANSE, de Glauber Rocha
Suivi d’une conférence de Lilia Lustosa : Une allégorie de désenchantement*
Soirée organisée en collaboration avec Histoire et Cité

Quelques informations sur le contexte historique de la réalisation du film

Quelques informations sur le lien avec l’actualité politique du Brésil

Terre en transe, le troisième long métrage de Glauber Rocha – l’un des cinéastes les plus importants du Brésil – fut probablement le plus polémique de toute son œuvre.  Réalisé en 1966, après le coup d’État militaire de 1964, à une époque où le pays vivait sous un régime militaire dictatorial, le film fut attaqué à la fois par la droite et par la gauche, résultat de la mise en scène d’une allégorie qui laissait la place à de multiples interprétations. Une critique de la gauche populiste ? Du système de coups d’État de l’Amérique latine ? Du coup d’État brésilien directement ? Une critique de tous les trois ?

Influencé par le théâtre épique de Brecht, avec une esthétique baroque, plein de personnages confus et tordus, Terre en transe est l’allégorie d’un pays en crise, partagé entre des politiciens populistes de gauche et des gouvernants militaires de droite, des paysans assoiffés de réforme agraire et des grands propriétaires terriens partisans de la dictature, ainsi que des intellectuels et militants révolutionnaires luttant pour le retour de la démocratie. Réalisé déjà sous l’étiquette du Cinema Novo, mouvement de décolonisation du cinéma brésilien, ce film influença également les autres arts du Brésil, au point d’être considéré comme le déclencheur du Tropicalisme.

Dans cette conférence, nous allons contextualiser Terre en transe, afin de faciliter la compréhension des allégories présentes dans ce film de Rocha, tout en soulignant son importance pour le mouvement du Cinema Novo lui-même.
*Concept emprunté à l’historien de cinéma Ismail Xavier.

Lilia Lustosa: Doctorante à la section de cinéma à l’Université de Lausanne avec une thèse sur le contexte intellectuel et politique du Cinema Novo brésilien, sous la direction de François Albera. A publié les articles « Ni dolly, ni dollar – Caméra à la main, décolonisation en tête », publié dans la 1895 – Revue d’Histoire du Cinéma, n° 77 – hiver 2015 ; « Le sacré et le politique chez Glauber Rocha », par les Editions Beauchesne, Suisse, en 2016 ; « La circulation d’image pendant l’instant prégnant du Cinema Novo », dans le livre La circulation des images : cinéma, photographie et nouveaux médias, Ed. Shüren, Suisse, en 2018. A participé aux colloques Filmische Ironie – Die Ironie des Films, avec « Glauber Rocha’s ironical legacy », à Zurich en 2014 ; et Du « direct » au numérique : archéologie et nouvelles perspectives des pratiques cinématographiques légères dans le monde, avec « Football en deux temps : Du quasi-cinéma-vérité brésilien à la vérité du cinéma brésilien contemporain », à Lausanne en 2017. En Argentine, a participé au « Ciclo Arte y literatura brasileños » au Musée d’Art Latino-Américain – MALBA, avec la communication « Modernismo, Cinema Novo y el hambre de descolonización » en 2017 ; et a travaillé comme commissaire de l’Ambassade Brésilienne dans les événements : « Memorias de Santa Fe : Argentina y Brasil, unidos por el cine », à Santa Fe ; Cinema Novíssimo et « Cúpula de estrellas », à Buenos Aires.


Terra em transe, de Glauber Rocha

SECONDE SOIREE:

Le 26 novembre à 19h15 aux Cinémas du Grütli (rue du Général Dufour, 16, 1204 Genève) en présence du réalisateur, Gregory Lassalle, et d’intervenants du CETIM (Centre Europe-Tiers Monde).
Le rendez-vous est fixé dès 19h00 devant la salle Langlois (sous-sol de la Maison des arts du Grütli).
Une vie meilleure (ELDORADO) de Gregory Lassalle.

       

Quatre personnes au cœur d’un des nouveaux eldorados pétroliers. Dans ce monde de l’argent et du rapport de force, chacun d’entre eux éprouve l’espoir et l’impuissance.
Documentaire – 2019 – 87′
Cliquer ici pour le dossier de presse

¨

Pour cette édition du festival, nous vous avons aussi proposé les soirées suivantes:

1. LA TRADITIONNELLE SOIREE POUR LES ENSEIGNANT-E-S a eu lieu le 8 octobre à 19h, aux Cinémas du Grütli (un email Focus Film envoyé le 19 septembre vous permet de vous inscrire).
Programme: Une présentation de la programmation pédagogique 2019 du festival précédera le film « DELFÍN », de Gaspar Scheuer (2019) (VOSTFR).
Ce film a fait partie de la sélection Cannes Ecrans Juniors 2019.

DELFÍN vit avec son père dans une banlieue de la province de Buenos Aires. Le nom Delfín, dauphin en français, évoque la mer, les voyages néanmoins cela ne correspond pas du tout à la vie du jeune garçon. Il grandit sans sa mère mais malgré la précarité de son existence, il n’abandonne jamais son rêve. Un film sensible qui confronte les jeunes à la difficulté de grandir et au monde.

Cliquez ici pour la fiche pédagogique du film
(aussi disponible sur le site www.e-media.ch et sur le site de www.filmar.ch.)

Pour ce qui est des projections scolaires du festival, les enseignants peuvent réserver des places pour leurs élèves par mail : ecole@filmar.ch et remplir le formulaire d’Ecole & Culture : https://edu.ge.ch/site/ecoleetculture/formulaires-utiles-sorties/

L’honneur perdu de la Suisse

Un reportage de Daniel Monnat ; avec Jean-François Bergier, Daniel Monnat . –   Genève : TSR2, 2006. – 1 DVD (85+15 (débat)=100 min). – (Histoire vivante )

Résumé : Diffusé en mars 1997 en pleine crise des fonds juifs en déshérence, ce reportage avait provoqué une vive émotion. Il montrait que l’image d’une Suisse résistant aux nazis devait être sérieusement nuancée. Outrés, certains téléspectateurs avaient même obtenu son interdiction. La Cour européenne des Droits de l’Homme vient de juger que cette condamnation est contraire à la liberté d’expression.

Voir la vidéo

Les forteresses du Gothard – Sur les traces du Réduit national

Documentaire de Kathrin Winzenried (Suisse/2010)

Nous sommes au coeur de la Suisse, dans les profondeurs de la montagne, à la recherche de ses secrets les mieux gardés. Retour au temps de la Seconde guerre mondiale, à l’époque du Réduit national, lorsque la Suisse a entrepris de creuser ses montagnes pour y construire des fortifications armées et des bunkers.

Des fenêtres dans la falaise laissent imaginer qu’une immense fortification doit se trouver derrière. Peut-être est-il vrai que les mythes exigent un certain sens du mystère? Le Gotthard est-il prêt, aujourd’hui, à révéler quelques uns de ses secrets?

Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate, la Suisse constate sa faiblesse militaire et sa probable incapacité à repousser une agression. C’est alors que naît l’idée du Réduit National, un fantastique réseau de cavernes militaires ultra-secrètes, capables de résister aux attaques. Avec le Réduit, c’est le mythe d’une Suisse résistante, imprenable, qui galvanise la population. Avec des militaires mobilisés, des témoins de l’époque, ce film retrace l’histoire du Réduit et s’interroge sur sa pertinence aujourd’hui.

Le film en ligne (RTS)

Genève: Le temps des Passions

 

Série en 4 épisodes consacrée aux événements politiques et sociaux qui marquèrent la vie genevoise et suisse pendant les années 30. La crise économiques, les affaires de criminalité économique (la banque de Genève), la montée des périls vue et vécue depuis Genève, l’Union Nationale (extrême droite fasciste) de Georges Oltramare, les événements tragiques du 9 septembre 1932, le gouvernement socialiste de Léon Nicole, etc, sont quelques uns des faits et des courants abordés dans cette série exceptionnelle de Temps Présent.

Réalisation: Bernard Mermod & Claude Torracinta, 1977.
RTS, Temps présent
Cliquez ici pour les 4 épisodes

Episode 1: La crise
Episode 2: L’ordre
Episode 3: Les morts du 9 novembre
Episode 4: L’échec

D’autres documents sur le site des archives de la RTS
NotreHistoire.ch

 

 

Lumières sur la ville

d’Agnès Bovet-Pavy, France | 2017 | 52 minutes

Le film et une sélection de podcasts en ligne sur la Plattform (avec votre login edu): Cliquez ici

Au fil des siècles, l’éclairage urbain a façonné le rapport des habitants à la nuit. Au Moyen Age, chacun regagne son foyer à l’appel du couvre-feu. Cela change avec l’invention de l’éclairage public sous Louis XIV. Puis la découverte de l’électricité permettra d’avoir l’éclairage artificiel à domicile. L’éclairage public, finalement, se situe au carrefour de l’ordre voulu par les autorités et du désordre créé par la population noctambule. (RTS)

Le site du film
Le livre

Quand le gaz de houille éclairait la ville, Blog d’Histoire des Sciences, 2015


En Suisse

Pour une Histoire de l’éclairage en Suisse: merci de copier ce lien (Dictionnaire historique de la Suisse): http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16232.php?topdf=1

Eclairer les villes romandes, toute une histoire

L’éclairage public est une question sociétale, Yverdon, 2016. Merci de copier ce lien: http://www.adnv.ch/fileadmin/user_upload/Communes_Séminaires/L_éclairage_public_est_une_question_sociétale.pdf

 

Joséphine Baker

« Joséphine Baker – Première icône noire »
d’Ilana Navaro, 2018 (53′).

« … Au-delà du visible, il y a ce qui remue sous la peau; les souffrances de l’enfance, la douleur lancinante de la ségrégation, le sort des siens, de l’autre côté de l’océan… De sa célébrité, elle avait fait une arme contre l’injustice… Voici l’histoire de la première superstar noire au monde. » (Extrait de l’introduction du film)

Diffusion RTS prévue le 16 décembre à 21h.
Accéder au film en ligne avec la Plattform (avec votre login edu) : Cliquez ici

Eléments de biographie:
Sur le site de l’Histoire par les femmes
Joséphine Baker: une vie (3’06 »):

Joséphine Baker, au-delà des bananes (Jeune Afrique)

Joséphine Baker, la résistante, (France-Amerique.com)

Sur la RTS, interview de 1965 (vidéo de 7′)

Bande dessinée de Catel et Bocquet

Joséphine Baker: Liberté, égalité, fraternité (3’18 »)

   

 

14-18 : des enfants belges en Suisse

De Séverine Cornamusaz /  Suisse – Belgique / 56 minutes

Histoire de femmes, d’enfants et de la Suisse durant la Première Guerre mondiale.

Le film en ligne sur la Plattform (avec votre login edu) : Cliquez ici

Matériel pédagogique sur le film:

Dossier de presse

Synopsis:
Août 1914. L’Allemagne envahit brutalement la Belgique au mépris de sa neutralité. Albert 1er et son armée se sont retranchés sur une petite bande côtière le long de l’Yser. Quelques téméraires, dont la reine Elisabeth, se démènent pour soigner et secourir soldats et civils sous la mitraille ennemie.
En Suisse romande, la population est particulièrement affectée par le sort de la Belgique. Dans un élan spontané, de nombreux civils se mobilisent et s’organisent pour venir au secours de la population belge terriblement touchée par la violence des combats et créent le Comité suisse de secours aux réfugiés belges.
Parmi ces « humanitaires » de l’époque, trois femmes se distinguent particulièrement. Elles vont s’engager corps et âme pour évacuer, tout au long de la guerre, des milliers de réfugiés, essentiellement des enfants, vers la Suisse : la Reine Elisabeth de Belgique, Mary Widmer Curtat, épouse du célèbre docteur Widmer, fondateur de la clinique de Valmont sur la Riviera vaudoise, et Miss Georgiana Fyfe une aristocrate  écossaise, philanthrope, au tempérament bien trempé.
Animées d’une détermination sans faille, elles vont lutter avec acharnement pour protéger des enfants, secourir des civils et essayer d’atténuer les blessures d’un conflit mondial, qui a constitué la première guerre moderne de l’humanité.

http://www.jmhsa.ch/productions/actualite/film/14-18-des-enfants-belges-en-suisse


Les paradigmes du temps,
par Christophe Vuilleumier, Blog du Temps:

Les enfants belges de 14-18 réfugiés en Suisse tirés de l’oubli


Dans un journal belge (juin 2015):
Pour lire les deux autres articles et quelques compléments: (Une démarche citoyenne au service de la mémoire et Albert Ryckaert: « Encore un grand merci, la Suisse! »), merci de reprendre ce lien: https://www.eda.admin.ch/dam/countries/countries-content/belgium/fr/Articles%20de%20presse.pdf

Swissinfo.ch : Comment les Suisses ont vécu l’année 1914

14-18: Cartes postales pour les enfants belges (images 2 et 3)

Le site de « 14-18. La Suisse en cartes postales »  

République et canton de Genève | DIP connexion |