Propaganda, la fabrique du consentement (Semaine des Médias 2019)

Réalisation : Jimmy Leipold  / France / 2017, (54′)

Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de « Propaganda », un passionnant décryptage des méthodes de la « fabrique du consentement ».
Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, Edward Bernays (1891-1995), l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de « fabrique du consentement » des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et de transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle.
Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954. (Arte)

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Hollywood et les Indiens

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Première partie
Seconde partie


Extrait d’un article du Monde
Par Alain Constant Publié le 22 mai 2010:

Plus de quatre mille films mettant en scène des Indiens d’Amérique ont été tournés à Hollywood. Le réalisateur Neil Diamond, lui-même Indien Cree, a voulu retracer l’histoire complexe de la représentation des Amérindiens à l’écran. Au volant d’une vieille voiture, il a parcouru 6 000 kilomètres et interrogé des dizaines de témoins. A l’arrivée, cela donne un beau documentaire, riche en témoignages (acteurs, réalisateurs, historiens, critiques) et en extraits souvent hilarants de vieux westerns ou même de films muets. Car, dès le XIXe siècle, Thomas Edison filme avec une caméra fixe des Indiens peinturlurés, armés et dansant comme des illuminés.L’image de l’Indien dans le cinéma américain a connu plusieurs étapes : bon sauvage, noble et libre, puis cruel et sanguinaire, avant de retrouver sa dignité et sa sensibilité. Dans les années 1930, l’Indien est encore un personnage populaire dans la culture américaine.Mais l’image de l’Indien va changer du tout au tout. Dans La Chevauchée fantastique (1939), de John Ford, les Indiens, joués par des Blancs maquillés, sont arriérés et sanguinaires. John Wayne, figure mythique, les extermine méthodiquement, ce qui est aussi le cas dans certains dessins animés.Il faudra attendre de longues années avant qu’un film comme Little Big Man (1970) , d’Arthur Penn, donne une nouvelle image de l’Indien à l’écran. Plus récemment, Danse avec les loups (1990), de Kevin Costner, Atanarjuat, de Zacharias Kunuk (Camérad’or à Cannes en 2001) ou Mémoire de nos pères (2006) , de Clint Eastwood, ont mis en scène des personnages d’Indiens plus complexes et intéressants.En faisant parler des personnalités (Jim Jarmusch, Clint Eastwood), mais aussi de nombreux acteurs amérindiens comme Wes Studi ou Graham Greene, Neil Diamond apporte un éclairage passionnant à cette problématique. Richard Lamotte, célèbre costumier d’Hollywood, évoque quelques anecdotes hilarantes concernant la manière dont les acteurs censés jouer des Indiens devaient s’habiller.Des réserves misérables aux studios de Hollywood, des parcs d’attractions aux camps d’été pour jeunes qui singent les Indiens, c’est une certaine image de l’Amérique qu’il renvoie. Des archives d’actualité rappellent des drames, comme celui de Wounded Knee, lieu d’un massacre historique, mais aussi endroit où, en 1973, des Indiens armés de fusils luttèrent contre les blindés et mitrailleuses de l’US Army. (…)

Le Système Octogon

Octogon est le nom d’une société écran (l’Octogon Trust, société créée par le marchand d’armes Rudolf Ruscheweyh (de), porteur de valise d’un système financier dont la base est la villa Octogon) qui aurait permis le financement occulte de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne à partir de l’or nazi. Le chancelier Konrad Adenauer aurait été impliqué dans ce système de financement.

En étudiant des archives classées secrètes américaines, allemandes, françaises et suisses récemment déclassifiées, les journalistes d’investigation Fabrizio Calvi et Frank Garbely développent une thèse qui fait l’objet de controverses auprès des historiens comme Johannes Bähr ou Hervé Joly.

Suite sur Wikipedia

Débat : Le Système Octogon censuré par Arte:
http://www.dailymotion.com/video/xiic79_debat-le-systeme-octogon-censure-par-arte-1_webcam

CQGA4

La Croix Rouge sous le IIIe Reich

Le Comité international de la Croix-Rouge a joué un rôle douteux durant la Seconde Guerre mondiale. Longtemps après la fin du conflit, la vénérable institution faisait encore valoir que son immobilisme face à la politique d’extermination des juifs avait une raison bien précise : son mandat ne concernait à l’époque que les prisonniers de guerre. Mais les historiens qui se sont penchés récemment sur le dossier estiment que le CICR cherchait surtout à défendre les intérêts de la Suisse et que certains de ses membres n’auraient pas été exempts d’antisémitisme

Partie 1 (14:44)


Partie 2 (14:58)


Partie 3 (14:39)


Partie 4 et fin (7:24)

Filmar 20

Le festival FILMAR en América latina s’associe avec le Service Ecoles-médias pour inviter les enseignant.e.s à  son édition 2020. La 22ème édition du Festival FILMAR en América latina se déroulera du 20 au 29 novembre. Comme chaque année, projections et rencontres mettront à l’honneur  les cultures d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Le SEM et le festival FILMAR proposent plusieurs rendez-vous aux enseignant.e.s autour du thème « Les conflits, entre le réel et l’imaginaire »
le programme du festival

le programme_pedagogique

la sélection FILMARcito
en ligne sur la Plattform (avec votre login edu, puis chercher FILMAR)

l’offre Ecole et Culture avec FILMAR

 

LA FORMATION CONTINUE:
« Les conflits, entre le réel et l’imaginaire »

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PREMIER RENDEZ-VOUS:

Hommage à Sepúlveda

Le samedi 21 novembre à 16h30, au Cinélux (Boulevard Saint-Georges 8 – 1205 Genève)

Le rendez-vous pour vous annoncer et retirer vos programmes et invitations est fixé à 16h15, devant le cinéma.
Projection du film Luis Sepúlveda, l’écrivain du bout du monde, de Sylvie Deleule, France, doc, 52’, vo st fr.
Suivie d’une intervention d’ALINE HELG, Historienne, Latino Lab, UNIGE et de CARMEN GÓMEZ, professeure d’espagnol, ainsi que d’une lecture du comédien Antonio Buíl et d’une verrée offerte par la Librairie Albatros.

Luis Sepulveda (par Daniel Mordzinski)

Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, au Chili. Militant des Jeunesses communistes, il fut l’un des gardes du corps de Salvador Allende. Emprisonné en 1973 sous le régime de Pinochet, Luis Sepúlveda est un homme aux plusieurs vies: sandiniste, journaliste, activiste écologique des premières heures, il ne cesse de militer. Il était le plus connu des auteurs latino-américains vivants. Deux titres ont fait sa célébrité mondiale: Le Vieux qui lisait des romans d’amour et une fable pour enfants, Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, adaptée en dessin animé et à la scène. Dans le cadre de la 22ème édition de FILMAR en América Latina, et afin de commémorer sa perte des suites de la Covid-19 en avril 2020, nous aimerions convier ses lecteur.rice.s à découvrir un portait de lui réalisé dans sa ville adoptive de Gijón.

Cliquez ici pour plus d’informations sur cette soirée et ses lectures indicatives

 

SECOND RENDEZ-VOUS:

Festival FILMAR en América latina, En partenariat avecle Latino Lab, Université de Genève
Le mardi 24 novembre 2020, à 18h15, à UNIMAIL, salle MR280
Le rendez-vous pour vous annoncer est fixé à 18h00, à l’entrée de la salle.

Conférence de Carine Chavarochette : « Violence et sortie de la violence dans les communautés indiennes. Le cas du Guatemala. »
Projection du film Ixcanul-Le Volcan, de Jayro Bustamante, Guatemala, 2015, 91 minutes.                  

Article dans Le Monde

Prix : Ours d’Argent à Berlin, Prix du Meilleur Film à Carthagène et Guadalajara, Grand Prix du festival gantois, Prix d’Interprétation Féminine à Montréal, Prix du Meilleur Long Métrage à Philadelphie, Prix du Public à Toulouse, etc.
Carine Chavarochette est anthropologue et historienne, chercheur associée au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA), Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL) Paris Sorbonne nouvelle.

Résumé de la conférence : Les populations mayas guatémaltèques : entre violence structurelle et violence ordinaire
Depuis la conquête espagnole du XVIe siècle, le conflit – qu’il soit agraire, religieux, ethnique ou politique – est devenu une caractéristique des relations sociales des populations mayas. La violence de la Conquête ne s’est pas réalisée seulement entre la puissance occupante, les conquistadors et les populations dominées, les Indiens mais entre les conquistadors eux-mêmes ou entre les différents groupes mayas. Ainsi la colonisation espagnole a mis en place des mécanismes de violence structurels (travail obligatoire, distinction ethnique, etc.) qui perdurent (sous des formes différentes ou non) de nos jours, aux côtés d’une violence ordinaire liée aux inégalités sociales ou de genre. Néanmoins face à cette agressivité, des individus et des collectifs s’organisent depuis des siècles pour sortir de cette spirale infernale. Cette présentation reviendra sur quelques exemples emblématiques.

Les mesures de sécurité face au Covid seront bien sûr respectées.

 

LA TRADITIONNELLE SOIREE POUR LES ENSEIGNANT-E-S:
Le 30 septembre, à 19h, aux Cinémas du Grütli (Rue du Général-Dufour, 16 – 1204 Genève)
Le film: Los Silencios
Genre: fable politique

Après la disparition de son mari, victime du conflit armé entre les FARC, l’armée et les paramilitaires en Colombie, Amparo, accompagnée de ses deux enfants, vient se réfugier sur une petite île, coin perdu entre Brésil, Pérou et Colombie. Liant habilement rêve éveillé et naturalisme trivial, Beatriz Seigner offre une émouvante réflexion sur le statut de réfugié. Entre réalisme et fantastique.      Trigon

Le programme pédagogique du festival sera aussi dévoilé lors de cette soirée.
Vous êtes prié.e.s de bien vouloir vous inscrire à ecole@filmar.ch
Cliquez ici  pour accéder à une fiche pédagogique sur le film (réalisée par Philippe Leclercq, enseignant et critique de cinéma)
Podcast France Culture (2ème sujet) et Article dans le Monde

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