J’étudie actuellement en pédagogie et j’ai dû passer six semaines dans un pays germanophone pour répondre à tous les critères d’admission en MSPE. J’ai donc fait appel à mes parents pour trouver un stage en Allemagne, dans la ville d’Auenwald, à une heure de Stuttgart.
Après avoir reçu un accueil très chaleureux de ma nouvelle famille, je débute mon stage le lundi 30 juin à l’école primaire de Lippoldsweiler. Les enfants, âgés de 5 à 10 ans, sont répartis en 4 degrés dans cette petite école. Parmi les 6 classes, une accueillait des Ukrainiens.

Mon emploi du temps
Pendant mes 4 semaines et demi de stage, j’ai eu des journées assez similaires. Je commençais à 8h avec environ quinze enfants qui commençaient les cours à 8h30. Les enfants étaient libres, ils avaient la possibilité de jouer à un jeu de société, de jouer dehors et d’autres activités.
Puis de 8h30 à 12h, je suis allé dans plusieurs classes afin d’aider les élèves avec leurs exercices de maths ou d’allemand. Enfin, de 12h à 14h30, les enfants pouvaient rentrer chez eux avec l’autorisation des parents ou rester à l’école pour faire leurs devoirs et jouer à des jeux comme avant le début des cours.

Tâches effectuées

La première semaine a été compliquée pour moi car je ne savais pas comment aider les élèves en mathématiques, et encore moins en allemand.
J’ai consacré beaucoup de temps à la classe de degré 1 : les élèves étaient en train d’étudier le thème des abeilles.

J’ai donc pu les soutenir dans leurs apprentissages de lecture ou d’écriture.

Un apiculteur est venu montrer comment il travaillait en fin de semaine.

Après avoir visité Stuttgart, j’ai vite trouvé une classe habituelle, la 2B. Pour le reste de mon stage, je suis resté dans cette classe tout en prêtant main forte aux autres classes.

Plusieurs élèves de cette classe étaient confrontés à de grandes difficultés en mathématiques.

J’ai donc suivi et soutenu ces filles dans la réalisation de leurs exercices.

J’ai rapidement réussi à établir un lien et à m’intégrer. Lorsque je manquais de mots ou que je ne comprenais pas, un élève était toujours là pour m’aider à comprendre.

De temps en temps Angelina, une fille ukrainienne, venait faire les maths dans la classe 2B. Malgré ses difficultés en mathématiques, cette fille était toujours la plus souriante. Le fait qu’elle ait appris la même langue que moi a renforcé notre compréhension.

Au cours de ma troisième semaine, j’ai participé à une sortie avec les deux classes de 2e degré, une marche de 7 km avec quelques défis. Je me suis rendu compte que les professeurs laissaient beaucoup de liberté aux élèves, que ce soit pour escalader des pentes pleines de poussière ou pour se baigner dans une rivière à moins de 10 degrés.

Les enfants étaient également très chaleureux. Je ne pouvais pas rester plus de 5 minutes sans qu’un enfant me demande si je voulais jouer avec eux ou si je voulais prendre un peu de leur déjeuner.

Lors de ma dernière semaine de cours, l’école a organisé un petit rallye avec quelques ateliers. J’ai été chargé de gérer la classe 2B, ce qui n’a pas été une tâche facile, mais les élèves m’ont aidé et nous avons passé une excellente matinée.

Le dernier jour de cours était un peu particulier, les élèves ont travaillé un peu avant de manger une glace en classe, puis tous les élèves se sont réunis dans le hall pour une remise des prix. Médaille pour un tournoi d’échecs, meilleur élève au rallye,…

La journée s’est terminée avec un couloir formé par la première classe et tous les élèves de dernière année passaient en symbole d’au revoir.

Après les cours
Une trentaine d’élèves se trouvaient toujours à la sortie des cours pour faire leurs devoirs ou jouer à des jeux.
J’ai donc aidé quelques élèves à terminer leurs devoirs. J’ai aussi beaucoup joué avec les élèves qui voulaient jouer au football ou à d’autres activités en plein air.
D’autres élèves plus calmes ont joué avec moi à des jeux de société, c’est là où j’ai pu apprendre énormément de vocabulaire. La compréhension des règles d’un nouveau jeu a toujours été compliquée pour moi, mais les élèves étaient toujours très patients et j’ai toujours réussi à les comprendre.

Mon deuxième stage
Après avoir effectué mon stage en école primaire, j’ai eu l’opportunité de jouer avec les élèves pendant une semaine et demie dans le même endroit. Au programme, jeux de société, sorties, sport, dessins et autres…
Il y avait de nouveaux accompagnants et de nouveaux enfants, mais je me suis tout autant bien entendu avec eux.
Certains élèves restaient isolés, j’avais donc pour mission de jouer avec eux, ce qui n’a pas toujours été une tâche très facile…
J’ai remarqué une grande diversité de personnalité, certains enfants étaient satisfaits avec des jeux de société, du dessin ou des jeux calmes, et d’autres avaient besoin de vider toute leur énergie en faisant du sport ou en construisant un grand pont.

Conclusion
Dans ce petit village, tout le monde a été accueillant et reconnaissant à la moindre aide. Les élèves que j’ai pu aider ont toujours été très respectueux et généreux. Cadeaux, sourires, rires et larmes ont enjoué chacun de mes jours.
Ce que je retiens de ce stage, c’est une vision différente sur la façon d’apprendre et d’éduquer les enfants.
Je recommande aux prochaines générations qui doivent faire ce même voyage, de se rendre dans un petit village en école primaire. C’est là que j’ai pu énormément progresser en allemand et où j’ai pu être satisfait de chacun de mes jours passés.