Je m’appelle Kylian, j’ai 16 ans et je viens de Genève. J’ai passé une année scolaire à Windsor, au Canada, dans une famille d’accueil. Mon objectif était de vivre une nouvelle expérience, découvrir une autre culture, progresser en anglais, et surtout, continuer à pratiquer le hockey à un haut niveau.
Dès mon arrivée, j’ai été bien accueilli. Ma famille d’accueil était gentille et bienveillante. Ils préparaient mes repas, me laissaient beaucoup de liberté, et m’ont toujours respecté. Mais ils avaient un quotidien assez chargé : ils travaillaient beaucoup, avaient peu de moyens, et leur fils, qui préparait sa dernière année scolaire avant l’université, passait la plupart de son temps enfermé dans sa chambre à réviser. Il n’y avait donc pas beaucoup d’échanges ou d’activités en famille.
De mon côté, le hockey prenait énormément de place. Entre les entraînements, les matchs et les déplacements, je vivais presque comme un sportif à temps plein. C’était passionnant, mais ça m’a empêché de m’intégrer pleinement à l’école. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me faire des amis proches, et au fil des mois, cette solitude a pesé.
En décembre, j’ai eu un gros coup de blues. Après six mois, j’ai vraiment envisagé de rentrer. Heureusement, mes parents et ma sœur sont venus me voir au Canada, et leur visite m’a redonné de l’énergie pour continuer. Et puis, il y avait un endroit où je me sentais un peu chez moi : le fitness. Là-bas, je retrouvais deux camarades de Genève, eux aussi à l’école EI comme moi. Pouvoir parler avec eux, rire un peu, retrouver des visages familiers… ça m’a fait beaucoup de bien. C’était un vrai soutien moral, même s’il était discret.
Avec du recul, cette année n’a pas été facile, mais elle m’a fait grandir. J’ai appris à être plus autonome, à m’adapter à des situations nouvelles, à surmonter des moments de solitude et de doute. Ce n’était pas une année “parfaite”, mais c’était une vraie leçon de vie.
Je garde malgré tout de bons souvenirs de Windsor, de la culture canadienne, de la passion pour le hockey, et de la gentillesse simple de ma famille d’accueil. Ce genre d’expérience te change, même si tu ne t’en rends compte qu’après.
À ceux qui veulent tenter l’aventure, je dirais : chaque expérience est unique, et même si tout ne se passe pas comme prévu, on en ressort plus fort
