FILMAR en America latina _ 2019

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Vous retrouvez ici le programme détaillé de notre offre (1. soirée pour les enseignant-e-s, 2. formation continue) avec le festival FILMAR pour l’édition 2019, tel que connu à ce jour.

Pour cette édition du festival, nous vous proposerons les soirées suivantes:

1. LA TRADITIONNELLE SOIREE POUR LES ENSEIGNANT-E-S

aura lieu le 8 octobre à 19h, aux Cinémas du Grütli

(un email Focus Film envoyé le 19 septembre vous permet de vous inscrire).

Programme: Une présentation de la programmation pédagogique 2019 du festival précédera le film « DELFÍN« , de Gaspar Scheuer (2019) (VOSTFR)

Ce film a fait partie de la sélection Cannes Ecrans Juniors 2019.

DELFÍN vit avec son père dans une banlieue de la province de Buenos Aires. Le nom Delfín, dauphin en français, évoque la mer, les voyages néanmoins cela ne correspond pas du tout à la vie du jeune garçon. Il grandit sans sa mère mais malgré la précarité de son existence, il n’abandonne jamais son rêve. Un film sensible qui confronte les jeunes à la difficulté de grandir et au monde.

Cliquez ici pour la fiche pédagogique du film  (aussi disponible sur le site www.e-media.ch et sur le site de www.filmar.ch.)

 

Pour ce qui est des projections scolaires du festival, les enseignants peuvent réserver des places pour leurs élèves par mail : ecole@filmar.ch et remplir le formulaire d’Ecole & Culture : https://edu.ge.ch/site/ecoleetculture/formulaires-utiles-sorties/

 

2. LA FORMATION CONTINUE: 

Eldorados, dilemmes et conséquences pour les peuples latino-américains.

Cliquer ici pour vous inscrire à cette formation

PREMIERE SOIREE:

Le 19 novembre, en salle B106 (Uni Bastions, rue de Candolle, 5, 1211 Genève), à 18h00

Projection de TERRE EN TRANSE, de Glauber Rocha

Suivi d’une conférence de Lilia Lustosa : Une allégorie de désenchantement*

Soirée organisée en collaboration avec Histoire et Cité

Quelques informations sur le contexte historique de la réalisation du film

Quelques informations sur le lien avec l’actualité politique du Brésil

                           

Terre en transe, le troisième long métrage de Glauber Rocha – l’un des cinéastes les plus importants du Brésil – fut probablement le plus polémique de toute son œuvre.  Réalisé en 1966, après le coup d’État militaire de 1964, à une époque où le pays vivait sous un régime militaire dictatorial, le film fut attaqué à la fois par la droite et par la gauche, résultat de la mise en scène d’une allégorie qui laissait la place à de multiples interprétations. Une critique de la gauche populiste ? Du système de coups d’État de l’Amérique latine ? Du coup d’État brésilien directement ? Une critique de tous les trois ?

Influencé par le théâtre épique de Brecht, avec une esthétique baroque, plein de personnages confus et tordus, Terre en transe est l’allégorie d’un pays en crise, partagé entre des politiciens populistes de gauche et des gouvernants militaires de droite, des paysans assoiffés de réforme agraire et des grands propriétaires terriens partisans de la dictature, ainsi que des intellectuels et militants révolutionnaires luttant pour le retour de la démocratie. Réalisé déjà sous l’étiquette du Cinema Novo, mouvement de décolonisation du cinéma brésilien, ce film influença également les autres arts du Brésil, au point d’être considéré comme le déclencheur du Tropicalisme.

Dans cette conférence, nous allons contextualiser Terre en transe, afin de faciliter la compréhension des allégories présentes dans ce film de Rocha, tout en soulignant son importance pour le mouvement du Cinema Novo lui-même.

*Concept emprunté à l’historien de cinéma Ismail Xavier.

Lilia Lustosa: Doctorante à la section de cinéma à l’Université de Lausanne avec une thèse sur le contexte intellectuel et politique du Cinema Novo brésilien, sous la direction de François Albera. A publié les articles « Ni dolly, ni dollar – Caméra à la main, décolonisation en tête », publié dans la 1895 – Revue d’Histoire du Cinéma, n° 77 – hiver 2015 ; « Le sacré et le politique chez Glauber Rocha », par les Editions Beauchesne, Suisse, en 2016 ; « La circulation d’image pendant l’instant prégnant du Cinema Novo », dans le livre La circulation des images : cinéma, photographie et nouveaux médias, Ed. Shüren, Suisse, en 2018. A participé aux colloques Filmische Ironie – Die Ironie des Films, avec « Glauber Rocha’s ironical legacy », à Zurich en 2014 ; et Du « direct » au numérique : archéologie et nouvelles perspectives des pratiques cinématographiques légères dans le monde, avec « Football en deux temps : Du quasi-cinéma-vérité brésilien à la vérité du cinéma brésilien contemporain », à Lausanne en 2017. En Argentine, a participé au « Ciclo Arte y literatura brasileños » au Musée d’Art Latino-Américain – MALBA, avec la communication « Modernismo, Cinema Novo y el hambre de descolonización » en 2017 ; et a travaillé comme commissaire de l’Ambassade Brésilienne dans les événements : « Memorias de Santa Fe : Argentina y Brasil, unidos por el cine », à Santa Fe ; Cinema Novíssimo et « Cúpula de estrellas », à Buenos Aires.

 

SECONDE SOIREE:

Le 26 novembre à 19h15 aux Cinémas du Grütli (rue du Général Dufour, 16, 1204 Genève) en présence du réalisateur, Gregory Lassalle, et d’intervenants du CETIM (Centre Europe-Tiers Monde).

Une vie meilleure (ELDORADO) de Gregory Lassalle.
       

Quatre personnes au cœur d’un des nouveaux eldorados pétroliers. Dans ce monde de l’argent et du rapport de force, chacun d’entre eux éprouve l’espoir et l’impuissance.

Documentaire – 2019 – 87′

Cliquer ici pour le dossier de presse

 

 

 

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