Le livre à l’école

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Le livre à l’école 2020-08-13T15:39:49+00:00

Dans le but de favoriser l’accès des élèves aux plaisirs de la lecture et aux enrichissements culturels dont les livres sont porteurs, le DIP met en place Le livre à l’école. Ce plan d’action, piloté par le Secrétariat général, est coordonné par le service écoles et sport, art, citoyenneté (SESAC) en étroite collaboration avec la DGEO, la DGESII et le SEM. Il permet de rendre visibles les nombreux projets ayant lieu dans les écoles. Il entend également encourager de nouvelles initiatives.
Les objectifs du PER L1 15-L1 25-L1 35 qui visent l’accès à la littérature sont placés au cœur du dispositif.

Le livre pour toutes et tous

L’école joue un rôle de premier plan dans la démocratisation de l’accès à la connaissance et à la culture. Promouvoir l’accès au livre pour toutes et tous, outre le fait d’améliorer les performances de lecture des élèves, est une manière de favoriser la cohésion sociale autour d’un vecteur de culture fondamental.

Le livre permet à la fois l’enrichissement intime et l’attention au monde – encourageant à la fois l’introspection, la compréhension d’autrui et la conscience des complexités du monde naturel et de la vie humaine. De manière paradoxale, l’expérience de lecture permet en effet un décentrement, un double mouvement de retour sur soi et d’ouverture vers l’extérieur.

En créant un cadre pour que les activités de lecture individuelle puissent s’épanouir collectivement, on valorise l’intégration et la construction de relations sociales aujourd’hui et pour l’avenir. Le livre est en effet intrinsèquement social: c’est un objet que l’on échange et que l’on offre et bien des livres fonctionnent comme des points de référence partagés qui nous aident à « faire monde commun ».

Favoriser le goût de la lecture pour l’ensemble des élèves

A chaque étape de leur parcours scolaire, les élèves reçoivent des outils et des encouragements pour peu à peu se constituer une identité de lecteur et lectrice autonome, stable et durable. Dans cet objectif, la présence de livres dans les classes est nécessaire pour que les élèves aient envie de s’en saisir, par plaisir ou curiosité.

Le goût de la lecture, une appétence pour la littérature et pour des objets culturels qui peuvent paraître a priori complexes sont valorisés. En effet, l’objet livre est multiple : certains formats, encore peu explorés dans le cadre scolaire (album illustré, bande dessinée), offrent pourtant de forts potentiels d’appropriation.

Les ateliers d’écriture (sous diverses formes) constituent également une voie d’accès à la compréhension et au plaisir des textes. En effet, la pratique de l’écriture permet de fixer les mots en mémoire et favorise ainsi la lecture.

Rendre vivante la littérature romande et valoriser les acteurs et lieux du livre genevois auprès des élèves

Généraliser les rencontres en classe avec des auteur.e.s permet de rendre moins intimidante et moins abstraite la figure de l’écrivain.e, de faire en quelque sorte « descendre la littérature de son piédestal » en valorisant l’écrivain.e comme un interlocuteur accessible. De telles rencontres agissent souvent comme déclencheur, entraînant un intérêt accru des élèves pour la chose écrite, dès lors qu’elle est incarnée.

Par ailleurs, inscrire la pratique de la lecture dans un espace culturel commun revêt une importance à la fois symbolique et pratique pour les élèves. Selon le principe de démocratisation de l’accès à la culture, il est fondamental d’œuvrer pour ouvrir des voies d’accès à la littérature contemporaine, en particulier romande, encore trop souvent réputée difficile ou simplement méconnue.

De même, les lieux du livre, à commencer par la bibliothèque de l’établissement, sont à découvrir comme autant d’outils pédagogiques et de points de repères pour inciter à une fréquentation ultérieure. Librairies, Maison de Rousseau et de la Littérature, Fondation Bodmer, bibliothèques municipales et Bibliothèque de Genève : l’offre genevoise est extrêmement riche. En inscrivant ces pratiques autour du livre dans un tissu social et en invitant les élèves à y prendre part, on renforce la confiance des élèves dans leurs multiples compétences et on favorise ainsi la construction d’une identité de lecteur et lectrice autonome.

Un accent est mis sur la chaîne du livre et ses étapes de fabrication, ici aussi afin de désacraliser l’objet tout en familiarisant les élèves avec les différentes pratiques professionnelles.

Pour en savoir plus sur le soutien aux professionnels du livre : s’adresser à l’office cantonal de la culture et du sport

 

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