Tweet du 18 avril 2018

Fruit de la collaboration entre le cycle de Montbrillant et l’ECG Ella-Maillart, des élèves de notre école vont participer au projet d’éducation par les pairs conçu depuis plusieurs années déjà par Laurence Imhoff, enseignante de santé publique auprès des élèves de troisième année option santé.

Un travail qui a nécessité plusieurs mois de mise en place et de concertation entre les deux écoles. Aborder la question de l’éducation par les pairs nécessite de revenir sur son histoire, particulièrement développée dans le cadre de cours attachés à la santé, cette idée est apparue autour des années 70 dans les pays anglo-saxons. Cette approche éducationnelle se justifie à travers l’influence que des pairs peuvent avoir dans la transmission d’un message. Le contact est en effet facilité entre des adolescents surtout si certains sont plus âgés, ils prennent en quelque sorte la parole de l’aîné et il est possible pour les plus jeunes de voir que leur camarade qui s’exprime a finalement les mêmes préoccupations et peut éventuellement lui apporter un soutien et répondre à toutes les questions qu’il se pose. Les projets d’éducation par les pairs n’écartent cependant pas les professionnels, loin de là même, ils agissent au contraire en complément des enseignements et viennent renforcer les apprentissages. Le rôle de l’adulte demeure donc essentiel, puisqu’il accompagne les élèves et sait prendre la juste mesure de son rôle puisqu’il n’impose pas, mais motive rassure, encourage et s’assure surtout du respect du cadre déontologique.

Monter un projet d’éducation par les pairs semble être facile au premier abord, mais il faut savoir en saisir toute la complexité pour en comprendre tous les enjeux et tous les bénéfices. En effet, quelle fierté pour les adolescents qui ont pris la responsabilité de travailler sur un sujet de prendre la parole afin de le présenter devant des camarades plus jeunes qu’eux et d’avoir un rôle d’aînés qui engage des compétences relationnelles essentielles. Un défi qu’on encourage, ces échanges sont chaque fois réussis et il en sera encore ainsi cette année, nous en sommes tous certains ! C.B @Ella-Maillart#educationpar les pairs#santé#troisième année#cycle#collaboration#Ella-Maillart

 

 

Tweet du 26 mars 2018

Les vacances de Pâques, trop bien ! Celles durant lesquelles on savoure un petit avant-goût d’été et… du chocolat !!! Pour l’été, je vous l’accorde, ce n’est pas gagné, mais le printemps semble pointer le bout de son nez, même s’il reste timide, on ne peut qu’apprécier qu’il arrive sur la pointe des pieds. Après un hiver comme celui que nous venons de traverser, on apprend à ne plus être trop exigeants, finalement ! A part, bien sûr, pour le chocolat et en ce moment, les tentations sont nombreuses, cloches, œufs, lapins, poules sont tous là pour le plus grand plaisir des yeux dans des vitrines qui réveillent notre âme d’enfant. Ici, plus qu’ailleurs, on aurait tort de s’en priver et c’est presque un devoir d’y goûter. C’est légitime même, puisque s’il est bien une spécialité qu’on ne peut guère éviter d’évoquer lorsqu’on parle de la Suisse, c’est indéniablement celle du chocolat. Fleuron d’un savoir-faire, il est le fruit de longues années de recherche, de travail, de mise au point dont on oublie souvent l’histoire. Une longue et vieille histoire qui nous ramène au XVIIe siècle, et plus exactement en 1697, date à laquelle naît cette idylle entre la Suisse et le chocolat alors qu’Henri Escher, maire de la ville de Zurich, est en déplacement à Bruxelles et découvre les plaisirs d’une tasse de chocolat chaud. L’homme s’en délecte tellement qu’il met tout en œuvre pour rapporter la recette du nectar dans ses malles. De retour à Zurich, la cité protestante ne souhaite cependant pas voir se répandre la consommation de chocolat… Pourquoi ? Parce qu’on lui prête de puissantes vertus aphrodisiaques et que cela va contre les bonnes mœurs, il est donc convenu que la précieuse boisson serait réservée aux membres des confréries dirigeantes de la ville… L’histoire ne nous en dit guère plus sur ses effets en haut lieu… Ce n’est qu’une trentaine d’années plus tard que la création d’une usine chocolatière revient sur cette décision, mais la population boude ce produit qui lui semble réservé aux notables et qui reste considéré comme une denrée de luxe. Il faut attendre encore quelques temps, pour qu’autour de 1800, le chocolat suscite réellement l’intérêt de certains et que des fabriques commencent à fleurir un peu partout. Encore considéré comme exclusif, le chocolat reste surtout apprécié lorsqu’il est à boire. C’est pourtant sous sa forme solide qu’il séduit peu à peu les populations et qu’il connaît un véritable succès en Italie, où il est vendu sur les foires par des producteurs ambulants appelés  »cioccolatieri ». Découpé dans de gros blocs, ce produit gourmand fait bientôt fureur. Avisé de cette nouvelle frénésie, François-Louis Cailler décide de partir apprendre l’art de ces chocolatiers italiens et fort de cette expérience, il revient ouvrir une des premières manufactures automatisées près de Vevey. C’est un succès immédiat que rencontre le chocolatier, il me semble d’ailleurs qu’il a quelque peu percé, ce nom m’évoque un vague souvenir :)… L’engouement est général et c’est très vite que d’autres fabriques se créent pour répondre à la demande croissante. Il y a notamment celle d’un dénommé Philippe Suchard, elle est fondée en 1826 à Neuchâtel, dans le quartier de Serrières et se distingue par la mise au point d’une machine qui permet de favoriser le mélange du sucre et du cacao. Dans ce même temps, on assiste à l’éclosion de confiseries qui viennent satisfaire la demande d’une clientèle devenue friande de chocolats. En 1845, c’est au tour de David Sprüngli-Schwarz de créer sa fabrique à Zurich, puis c’est encore Charles-Amédée Kohler qui se lance dans cette production gourmande, réussissant même l’exploit d’y intégrer des noisettes. Le produit fascine et certains se risquent bientôt à quelques mélanges savants, c’est ainsi que dès 1867, Daniel Peter tente de créer un chocolat au lait soluble avec un certain Henri Nestlé. Il ne leur faut pas moins de huit années de fastidieux essais pour enfin parvenir à un résultat probant en 1875 ! Quatre années plus tard, c’est Rudolf Lindt, encore un nom qui ne me dit rien du tout ;)) , qui ouvre une manufacture de chocolat à Berne. Il travaille d’arrache-pied pour mettre au point un procédé révolutionnaire, le conchage, qui lui permet de produire le premier chocolat fondant au monde. En 1899, Daniel Sprüngli-Schwarz rachète Lindt et la marque devient Lindt & Sprüngli, celle qui est encore célèbre aujourd’hui. En 1929, après avoir racheté l’entreprise Kohler et fusionné avec la maison Cailler pour prendre le nom de Peter-Cailler-Kohler, la maison de Daniel Peter fusionne avec la société Nestlé installée à Vevey. Il me semble, encore une fois, que cette affaire a tenu, enfin je crois :)))… La dernière grande innovation du monde chocolatier est d’ailleurs signée par la fabrique Nestlé, toujours dans les années 30, avec la création d’un chocolat blanc. Bien d’autres entreprises se créent alors, le chocolat suisse a définitivement assis sa réputation, l’excellence de ses fabricants et un savoir-faire que le monde savoure. Chacun sait qu’une vie qui n’est pas réglée par le chocolat, c’est un peu comme ne plus avoir l’heure :)))) C.B@Ella-Maillart#vacances#Pâques#chocolat#savoir-faire#histoire suisse

Tweet du 21 mars 2018

Vous savez quoi ? Non ? J’étais pourtant certaine que vous étiez au courant, ça y est, il est de retour… Il a tardé, on l’a attendu et ce matin, on se lève, il est là. Déjà ! On n’y croyait plus ou si… Il faut tout de même rester honnête, certains l’espéraient tellement et en parlaient si souvent, qu’on y croyait quand même un peu, on savait bien qu’il allait arriver, il revient chaque année…

C’est d’ailleurs avec lui que bon nombre de personnes vous relatent ce qu’elles appellent leurs meilleurs souvenirs et qu’elles évoquent les belles images d’une période qui passe, mais laisse son empreinte pour toujours. Ce temps-là, il est chaque fois l’occasion d’évoquer des moments de bonheur, des rires, des sourires, et des images lumineuses. Quand on y repense plus tard et qu’on en parle, on ne peut s’empêcher de se dire que c’était la belle époque, celle de l’insouciance, et de la liberté… Oui ! C’est bien cette semaine, qu’il revient, qu’il est là, enfin ! Le temps des voyages d’études ! Oh ! Je suis désolée, je vois que vous pensiez que que je parlais du printemps, mais s’il était là, on vous l’aurait dit aussi, c’est dommage car c’est vrai qu’ils arrivent presque en même temps d’habitude… Mais les habitudes sont faites pour être changées. Enfin, c’est que l’on doit se dire puisque le printemps n’est guère à l’heure cette année, mais comme l’hiver est venu avec tous ses petits camarades, la neige, le froid , La bise, le gel… Le printemps attend peut-être qu’on lui laisse la place.

Pour l’instant, c’est avec tous leurs camarades aussi que les élèves de différents groupes de l’école partiront en voyage cette semaine. Et franchement, ne manquons pas de féliciter les enseignants qui ont imaginé des programmes sur mesure pour chacune de leur classe… Ils ont oeuvré pour trouver des destinations qui permettent de satisfaire la curiosité de tous leurs élèves. C’est ainsi qu’une virée bretonne permettra à la 303 de partir sur les traces de l’écrivain Pierre Loti dont ils étudient une œuvre cette année, les élèves n’oublieront sans doute pas de se régaler de crêpes après avoir admiré des paysages empreints de mystère. Pendant ce temps-là, attirés par l’Italie, le groupe de la 305 profitera d’une belle escapade à Florence et pourra se laisser envoûter par la beauté de son incomparable patrimoine artistique… Tandis que les palais florentins ouvriront leurs portes, les volcans siciliens livreront le secret de leur vie bouillonnante à la 306 partie conquérir les îles éoliennes en se laissant porter par la douceur sicilienne. Encore en Italie, décidément on ne résiste pas aux charmes de ce pays aux multiples facettes, puisque c’est dans une toute autre région que la 307 posera ses valises… Partis en direction de Milan et plus précisément de Bergame, les élèves de ce groupe se plongeront dans une étude de l’activité humaine sur les milieux urbains et marins. A un peu plus de mille kilomètres de là, leurs camarades de la 308 ont, quant à eux, choisi de s’immerger dans la vie berlinoise en découvrant son patrimoine culturel et sa vie trépidante.

Une semaine qui promet d’être riche en découvertes, une semaine qui laissera des souvenirs à chacun, des souvenirs heureux, des souvenirs impérissables… Ella Maillart vous l’aurait assuré et les élèves de l’école qui porte son nom vont vous le confirmer !

 

Tweet du 15 mars 2018

Quand je regarde autour de moi, je me dis souvent que tout va bien, je crois qu’il faut toujours faire confiance à la vie. Enfin, c’est ce que je pense et quand j’aperçois des regards tristes , des yeux baissés ou que je lis des faits divers affreux, je me demande si j’ai raison… Pourtant les générations passées ont vraiment oeuvré pour nous installer, pour que les choses changent, pour que notre pensée, nos idées évoluent. C’est vrai que nous en avons fait du chemin, nous en avons eu des certitudes, des bonnes, des moins bonnes, nous en avons passé des épreuves, des tragédies, nous avons pleuré, nous nous sommes promis de ne pas recommencer et nous avons repris notre chemin, tous ensemble et nous avons continué à avancer. Nous avons inventé des choses folles, nous avons fait en sorte de communiquer, nous avons tout fait pour voyager. Ça a été rude parfois, à pied, puis à cheval, à vélo et encore en voiture, puis plus fou en avion, nous avons même défié le ciel et son immensité en partant à la conquête de l’espace. Et le téléphone, un truc inouï, nous y avons à peine cru au départ. Avoir cette dame qui nous passait le numéro que nous demandions, c’était incroyable jusqu’au jour où elle a disparu, nous avions directement notre interlocuteur. Nous ronchonnions encore parce que nous étions contraints de rester près de l’appareil, puis c’est dans notre nature de râler, un principe bien humain ! Nous avons encore travaillé pour enfin pouvoir nous promener dans la maison en appelant la cousine Gertrude… Et c’est bientôt dans la rue que nous avons pu converser avec tout l’univers… Nous avons développé d’autres moyens de communication, nous pouvons désormais surfer sur le net et aller au bout du monde en trois clics ! Insensé ! Tout ça en un temps record si nous songeons à tout ce que nous avons créé… Rien que l’électricité, vous vous rappelez ? Quelle belle invention tout de même ! Déjà quand nous avions frotté deux cailloux pour faire du feu, nous nous étions surpris et notre ingéniosité nous avaient fait halluciner! Nous en avions vite profité pour commencer à manger chaud, c’était chouette ! Nous avons ensuite inventé tout un tas de belles choses, la cire, les bougies. Nous avons croisé des gens incroyables, des écrivains, des musiciens, des philosophes, des penseurs, des peintres, des sculpteurs et il y a aussi eu ces grands moments de notre histoire durant lesquels nous avons réfléchi pour changer l’ordre établi en agitant le monde et nous avons réussi, nous étions assez fiers de nous, reconnaissons-le ! Nous avons fini par être parfaitement installés, nous pouvions dire que nous avions tout pour être heureux ! Mais nous nous sommes quelque peu fourvoyés en nous fiant aux apparences, car pour être heureux, il faut être libre et la liberté, si elle est indéniablement oubliée et méprisée dans de nombreux endroits du monde, on peut encore constater qu’elle est parfois maltraitée sur notre sol…

La liberté ne peut être conditionnelle, chacun doit pouvoir en profiter. Or des propos, des actes, viennent encore nous rappeler que ce n’est pas toujours le cas et c’est pour cela qu’à Ella-Maillart, depuis plusieurs années, les élèves de préparatoire et de première année sont sensibilisés à toutes les formes de discrimination. Un fil rouge qui se déroule tout au long du parcours scolaire de ces degrés et qui permet tant de favoriser le vivre ensemble, que de créer un climat propice aux apprentissages et au bien-être de tous.

Dans ce même dessein, jeudi après-midi, les enseignants de droit ont souhaité engager une action visant à sensibiliser et à prévenir l’homophobie et la transphobie. Une journée au nom du respect de la liberté d’aimer qui on veut et de celle de pouvoir être qui on est. Dans le cadre du programme de droit, les classes de première année vont engager une réflexion sur l’homophobie au cours d’une demi-journée déclinée en trois temps. Après avoir assisté à la projection d’un film, les élèves participeront à des ateliers qui leur donneront l’occasion d’échanger avec des intervenants et pour clore l’après-midi, les dix classes se réuniront pour une action symbolique.

Ce projet a été imaginé par Valentine Fueter Ohanessian et Arnaud Schmid, ils souhaitent ainsi former les consciences citoyennes de demain en éveillant en elles les notions de respect d’autrui, de ses choix, de ses différences, de son identité et de son intégrité.

Des enseignements qui rappellent qu’il faut regarder le monde sans chercher les ressemblances entre les individus mais, au contraire, tout ce qui fait que chacun de nous est unique… Quel que soit son genre. C.B# Ella-Maillart # prévention # sensibilisation discrimination

 

 

Tweet du 8 Mars 2018

 

Chroniqueuses, relieuses, académiciennes, physiciennes, romancières, patrouilleuses, hôtelières, oratrices, illustratrices, jardinières, expertes, maçonnes, mécaniciennes, réalisatrices, déléguées, historiennes, procureures, fabricantes, généticiennes, commerçantes, lunetières, colonelles, écrivaines, professeures, conteuses, guichetières, exportatrices, poissonnières, scriptrices, serveuses, grammairiennes, agentes de bords, équipementières, imitatrices, ramoneuses, pâtissières, horlogères, docteures, douanières, commandantes, huissières, chercheuses, éditrices, commentatrices, travailleuses sociales ambassadrices, généticiennes, éditrices, agentes de voyages, enquêtrices, crémières, physiciennes, asphalteuses, exportatrices, pompières, quincaillières, charcutières, directrices, policières, restauratrices, plasticiennes, mairesses, artisanes, négociantes, enquêteuses, postières, diététiciennes, aiguilleuses, pharmaciennes, gérantes, greffières, grainetière, avocates, électriciennes, lieutenantes, livreuses, encadreuses, laborantines, hockeyeuses, consules, joaillières, menuisières, couturières, éboueuses, chirurgiennes, fermières, conseillères, aviatrices, capillicultrices, ferblantières, chargées de projet, auteures, menuisières, préposées, inventrices, contrôleuses, croupières, déménageuses, confiseuses, décoratrices, coursières, musiciennes, épicières, techniciennes, cheffes, apicultrices, conférencières, bûcheronnes, exploitantes, bétonnières, ferrailleuses, enseignantes, gardiennes, ambulancières, bouchères, cordonnières, députées, agricultrices, camionneuses, cascadeuses, démarcheuses, orienteuses, enquêtrices, faïencières, costumières, aromaticiennes, brigadières, compositrices, plombières, chiropraticiennes, députées, brasseuses, présidentes, négociatrices, agentes immobilières astrophysiciennes, blanchisseuses, bergères, contremaîtresses, conciliatrices, mineuses, cultivatrices, promotrices… A toutes celles qui se sont fait un nom, à toutes les femmes, à toutes, depuis 1977, une journée internationale est dédiée, c’est celle du 8 mars.

Officialisée par l’ONU, elle permet de se rappeler qu’il est encore l’heure de la célébrer, car l’égalité entre hommes et femmes n’est toujours pas atteinte alors que le monde a tant à gagner de la mixité des regards… CB@Ella-Maillart#8mars#journée de la femme#égalité

 

Tweet du 1er mars 2018

 

Voilà, après une semaine de rentrée et en cette période qui demeure hivernale malgré des jours qui s’allongent, il nous faut constater que le soleil n’est pas encore très motivé à laisser poindre ses rayons… Un peu plus, on pourrait presque se demander s’il n’a pas choisi de faire sa marmotte et d’hiberner. Faut bien râler pour quelque chose, dans quelques semaines, on se plaindra de la chaleur ! Tant que les problèmes s’arrêtent là, on peut dire que tout va bien :))) Certes, tout va bien et encore mieux pour des personnes de ma connaissance, car elles vont pouvoir apprécier de prolonger quelque peu les vacances en repartant une semaine après avoir repris l’école… Sur le chemin de la neige, elles ouvrent la trace à de merveilleux moments passés avec des camarades tout aussi heureux de partir à la conquête des cimes et des pentes enneigées. Vous aurez bien compris de quoi il s’agit… Pas des J.O mais de jeux d’hiver beaucoup plus importants, puisque nous parlons ici de la troisième édition du camp de ski d’Ella-Maillart. Elle vient d’être déclarée ouverte pour le plus grand plaisir de six classes de première année ! Cette semaine de découverte aura lieu du 26 février au 2 mars dans la station d’Anzère en Valais . Un charmant village de montagne connu pour être un paradis pour les skieurs et les amoureux de nature. Un fabuleux terrain de jeux… Ce sont donc quatre-vingts élèves accompagnés de douze adultes qui vont pouvoir dévaler les pistes et respirer le bon air frais… Oui ! Une météo hivernale au caractère bien affirmé risque effectivement d’être de la partie, mais qu’à cela ne tienne, à la montagne on ne peut guère s’attendre à des chaleurs tropicales et ce n’est certainement pas cela qui risque d’entamer le moral de notre troupe de joyeux voyageurs… Ce camp de ski anime tant de conversations depuis des semaines qu’il ne peut que tenir ses promesses. Fruit d’une longue préparation, les doyens, les enseignants et les membres du réseau ont tous travaillé sur ce projet et ils sont peut-être tout aussi enthousiastes que les élèves qui, grâce à toute cette énergie déployée pour organiser ce séjour, vont pouvoir découvrir un programme concocté de main de maîtres, sans jeu de mots… Outre les glissades, rires, jeux et bonne humeur vont être aussi au rendez-vous de cette semaine. Si certains ont déjà skié, d’autres vont pouvoir s’initier aux joies des sports d’hiver en chaussant skis ou raquettes pour la première fois et en découvrant le monde de la montagne à travers une présentation des métiers du tourisme ou encore de tout le matériel spécifique à cet univers comme les détecteurs de victime en avalanche qui permettent de comprendre le fonctionnement des appareils de sauvetage.

Mais un séjour à la montagne, c’est encore plein d’autres choses, plein de petits instants de bonheur… Un séjour à la montagne, c’est aussi la joie d’humer l’air frais qui vient vous emplir le matin, c’est aussi apprécier de rentrer au chaud après avoir dévalé quelques pistes et savouré une impression de liberté qui vous fait pousser des ailes tant elle peut être grisante et c’est aussi se rouler dans la neige, entendre ses pas crisser et voir l’empreinte de son chemin, c’est souffler dans l’air froid pour voir la fumée se dégager à chaque respiration, c’est évidemment s’amuser à tasser de la neige pour créer un être éphémère, c’est se régaler de fromage chaud, c’est encore survoler le monde tranquillement assis sur un télé-siège qui nous élève au-dessus de la cime des arbres. Quoi de plus rafraîchissant qu’un séjour à la montagne en hiver ? Quoi de plus plaisant que ces moments de bonheur impalpables, mais tellement enrichissants qu’ils laissent un souvenir impérissable à tous ceux qui ont la chance de les partager. Très beau séjour à tous et n’oubliez pas de nous envoyer des photos et (même) une petite carte postale !
C.B#Ella-Maillart#campdeski#premièreannée#Anzère#découverte#bonheur

 

 

 

Tweet du 20 février 2018

C’est la rentrée et si je suis contente de vous retrouver, il faut que je vous avoue qu’aujourd’hui, je n’ai pas le cœur à rire, je suis triste, très triste même, car je viens d’apprendre qu’un de mes amis est en train de vivre ses dernières heures. Oui, c’est bien cela, il se meurt peu à peu et on ne fait rien pour le ranimer, on le laisse s’éteindre, alors qu’ avec lui tout un pan de l’histoire littéraire s’en va, pour ne pas dire s’écroule…

C’en est fini des contes qui se terminaient par « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », cette formule consacrée va être transformée, reprise, remaniée et il faudra désormais lire à nos chers petits : «  ils se sont mariés et ont eu beaucoup d’enfants » Oui ! Le passé simple n’est plus tendance, il n’est plus d’actualité et un grand éditeur français demande à ce que les livres pour les petits soient revus et corrigés. La raison ? Les plus jeunes peuvent être effrayés par ce temps qu’ils n’utilisent guère à l’oral et que la lecture leur impose. Le passé simple est en passe de devenir un illustre inconnu ; excusez l’oxymore mais quand on pense à tous ces chefs d’oeuvre de la littérature qui portent en eux la trace d’années de gloire d’un temps qui sonne si bien à l’oreille, j’ose à peine penser à ces grands auteurs qui doivent aujourd’hui se retourner dans leur tombe… Qu’en dirait Flaubert qui gueulait ses phrases afin de juger de leur harmonie et qui s’échinait à veiller pour s’adonner à cette tâche ? Qu’en est-il du travail de l’écrivain qui dans une de ses lettres à son amie Léonie Brainne, en juillet 1876, expliquait  : « Je vois assez régulièrement se lever l’aurore (comme présentement), car je pousse ma besogne fort avant dans la nuit, les fenêtres ouvertes, en manches de chemise et gueulant, dans le silence du cabinet, comme un énergumène ! »

Reviens Gustave ! Faut que tu recommences tout au présent et au passé composé, tu es en train de nous perturber toute la nouvelle génération de lecteurs… Oui, mon pauvre ami, si tu veux être lu, il faut te mettre à la page, excusez ce jeu de mot qui me tendait les bras !

Dire que je commençais à me faire une raison ; enfin, que je tentais plutôt de me persuader de me faire une raison sur quelques nouvelles règles orthographiques recommandées qui me permettent de constater parfois que je fais des fautes si XXe siècle. J’ai essayé de me raisonner lorsque j’ai appris que l’accent circonflexe battait en retraite même s’il m’en  »coute  ». Ce n’est plus la même, si tu veux du shampoing, il faut savoir le demander correctement : «  »allo » quoi ? ». J’ai ensuite voulu comprendre pourquoi on abandonnait certains redoublements de consonne, on ne frisotte plus, on  »frisote », mais j’ai rapidement réalisé que nos cheveux ne s’en portent pas mieux pour autant. Vous pensiez que ça allait les impressionner ? C’est loupé ! Bonne joueuse, j’ai cherché à me réjouir pour le verbe  »argüer » qui pouvait désormais se targuer d’être anobli d’un tréma sur son u, il n’en reste pas plus souvent utilisé… Je suis limite à le prévenir qu’un accent de plus par les temps qui courent ça n’annonce rien de bon pour l’avenir 🙁 !

Je me suis inquiétée de voir l’  »extraterrestre » se rapprocher avec la suppression de son tiret. J’ai aussi pu définitivement constater que le  »weekend » est bel et bien raccourci, mais je crois que nous étions déjà nombreux à le savoir avec tout ce qu’on essaie de concentrer sur deux jours… J’ai enfin cru à la bonne nouvelle quand j’ai su que l’  »exema »perdait deux lettres, à force de se gratter sans doute, mais j’ai vite réalisé qu’il en démangeait toujours certains et bien qu’il commence par ex, il n’en reste pas moins présent ! J’ai été heureuse de savoir qu’on gardait notre punch alors que me suis étonnée quand on m’a proposé de boire un  »ponch  ». Je persiste cependant à aller à la papeterie et je sais bien que j’ai tout faux car je vais en fait à la  »papèterie ». De plus, je dois constater que lorsque l’idée me vient de cuisiner, je pleure toujours autant si je pèle des  »ognons », j’ai voulu croire à un changement dans ce relooking (extrême), il me faut toutefois avouer qu’il n’améliore finalement rien. Le pire reste dans cette terrible nouvelle qui m’a menée à réviser des accords du participe passé, je pensais pourtant pouvoir compter sur lui dorénavant, il a fallu que j’apprenne qu’il s’amusait à nous jouer aussi quelques tours en devenant invariable lorsqu’il suit l’infinitif du verbe laisser pour se ranger ainsi à la manière de faire. Qui aurait pu imaginer telle fourberie de celui qui s’impose aujourd’hui comme le digne remplaçant de feu le passé simple dans les livres pour enfants ? Reconnaissez qu’il y a de quoi en perdre son latin… A ce rythme, je dois avouer que cela ne va plus être trop compliqué… Pour l’heure, nous avons donc de quoi nous occuper puisqu’il va nous falloir revoir tous nos classiques afin de les corriger, de les repenser et de les remettre au goût (ou au gout?) du jour ; il faut agir avant qu’on nous fasse remarquer que tous nos grands auteurs ont une bien piètre maîtrise de la langue française.

 

Tweet du 7 février 2018

A la fin de cette semaine, ce sont les vacances, celles de février ! Ce congé arrive fort vite derrière celui de Noël, mais vient juste à point pour nous offrir une petite pause au cœur de l’hiver. Le programme de ces vacances est très varié pour chacun d’entre nous ; certains rêvent d’espaces blancs et de glissades infinies, d’autres songent plutôt à aller se réchauffer et profiter de la chaleur de contrées éloignées, quelques-uns préfèrent des virées citadines, tandis que le programme s’organise à domicile pour ceux qui veulent savourer les plaisirs d’une semaine sans obligation. Que du bonheur ! Oui, de ce bonheur dont tout le monde parle et qui n’est pas toujours aussi loin qu’on veut l’imaginer !

A ce propos justement, j’ai été récemment surprise par un étalage de magazines dont je n’avais jamais constaté l’ampleur du marché, un florilège de titres et d’articles entièrement dédiés à la recherche du bonheur. Je ne savais pas que mes contemporains allaient si mal et je m’en suis inquiétée, j’ai regardé les mines autour de moi et j’ai découvert que les gens avaient effectivement l’air triste, abattu, découragé… De quoi me filer le bourdon pour le reste de la journée. C’est dimanche les copains ; normalement, un dimanche, c’est sympa ! Non ? Je ne comprends pas, le lundi on vous croise et vous n’êtes pas vraiment joyeux, on met ça sur le compte de la reprise. Le mardi, rien de mieux, deuxième jour et le lundi a été difficile. Mercredi, ouille, milieu de la semaine, pas facile. Jeudi, avant dernier jour, compliqué. Vendredi, fatigué des quatre jours précédents et bientôt le week-end… Le lendemain de ce constat aussi affligeant qu’affligé, j’entends que le lundi 15 janvier est le pire de tous, celui qu’on a analysé comme étant le jour le plus morose de toute l’année. Elégamment baptisé le blue monday, je me suis interrogée sur ce nouveau concept, après le black friday on a gagné en nuance. Un psychologue irlandais, sortant d’un pub sans doute, serait à l’origine de ce lundi bleu qu’il aurait expliqué par une liste d’arguments qui peuvent effectivement se justifier comme celui de la reprise du travail après le week-end, l’hiver, l’absence de soleil, des finances éprouvées par les festivités de fin d’année, des bonnes résolutions déjà oubliées et un mois de janvier difficile à boucler… Info ou intox ? La théorie avancée par cet éminent théoricien serait en fait le fruit d’une campagne menée par une compagnie aérienne pour relancer la vente de billets dans une période creuse de l’année. Ouf ! Je m’apprêtais à hiberner pour ne pas avoir à supporter le poids d’une telle nouvelle! Que fait-on finalement mieux que de trouver à râler dans notre partie du monde ? Et si deux secondes, on appréciait le bon côté des choses plutôt que de ronchonner sans arrêt ! Pensons plutôt à l’image de ce petit garçon chinois qui est arrivé en classe avec les cheveux entièrement gelés, il doit parcourir quatre kilomètres à pied dans des conditions extrêmes pour rejoindre son école.

Son bonheur à lui, il le connaît, c’est celui de pouvoir apprendre.

Ne serait-ce donc pas à notre tour de nous arrêter cinq minutes pour réfléchir à notre bonheur en arrêtant de lui courir après, à force on l’a peut-être dépassé !

C.B@Ella-Maillart#vacancesfévrier#bonheur

 

Tweet du 31 janvier 2018

 

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », écrivait le poète Rimbaud ; c’est certain qu’à dix-sept ans on a envie de tout sauf d’être sérieux et pourtant, mais pourtant… Alors qu’ il est des discours que les adultes tiennent en avançant l’argument du temps, du temps perdu, du temps qui court, du temps qui fait que finalement on se rend compte qu’on ne l’a pas ou plus, le temps…

Du haut de nos dix-sept ans ou un peu plus ou un peu moins, ce qu’on veut d’abord et avant tout c’est qu’on ne nous prenne surtout pas la tête, qu’on nous laisse dormir le matin, parler avec les copains, sortir, jouer aux jeux-vidéo, être sur notre natel, nous coucher tard et surtout ne pas avoir à rendre de comptes!

En bref, prendre notre temps parce qu’on a dix-sept ans et qu’on a justement tout le temps… Parler de ce qui se passera dans six mois c’est déjà aborder la question de l’éternité…

Parler d’avenir alors qu’on a une expérience infime de ce qu’est le passé et qu’on souhaite profiter du présent, c’est exiger l’impossible !

A l’heure des résultats du premier semestre et des conseils de classe, il faut toutefois prendre conscience que les mois passent et qu’il faut faire face aux résultats et à la réalité scolaire . Bravo à tous ceux qui sont promus, il ne faut toutefois pas qu’ils relâchent leurs efforts, l’année n’est pas finie. Tous les autres doivent désormais réagir et travailler davantage en s’investissant et en s’attelant à poursuivre leur année en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Qu’est-ce que quelques mois ? Rien du tout pour pouvoir accéder au niveau supérieur… Oui, comme dans un jeu vidéo… Ou presque !

C’est vrai que les adultes ne sont décidément pas drôles, qu’ils manquent de fantaisie quand ils vous assènent qu’il faut travailler, qu’il faut penser au futur, que c’est aujourd’hui que vous construisez demain, que vous ne vous rendez pas compte que votre avenir est entre vos mains, qu’à votre âge, ils étaient plus responsables, qu’ils avaient la tête sur les épaules… Vous avez remarqué aussi qu’en général, ils ne manquent pas de rajouter juste derrière un  »eux » qui peut chaque fois paraître un tantinet vexant et suggère que votre génération est complètement hors norme par rapport aux précédentes !

Les adultes savent encore vous dire un tas de choses dont on pourrait faire une compil’ : ils vous disent qu’il faut choisir votre voie, qu’il faut vous impliquer, qu’il faut aussi ranger votre chambre et surtout arrêter de vous balancer sur cette chaise, ils rajoutent souvent de les regarder quand ils vous parlent et après un  »je te prie de ne pas prendre cet air », vous vous permettez de demander :  »lequel ? » et ils ne manquent pas de rajouter  » celui-là !  » (ce qui finalement ne vous avance pas trop). Moi à ton âge… (vous vous demandez presque si cette phrase ne fait pas office de refrain à la complainte). Après vous avoir parlé, ils précisent souvent que  »c’est pour votre bien et que vous comprendrez plus tard et que vraiment… Pfff ! » .

Pour vous, les choses sont claires : tout ce qu’ils pourraient faire pour votre bien, c’est de vous laisser tranquille, mais ce que vous ne savez pas, ce qu’ils ne vous disent pas ou plutôt ce qu’ils oublient de vous dire, c’est que ce discours, ils sont aussi nombreux à l’avoir entendu, même s’ils vous assurent qu’ils étaient exemplaires, ils ne manquent encore pas de rajouter ce même petit  »eux » qui vous renvoie une fois de plus à l’idée que vous êtes un spécimen générationnel exceptionnel !

A dix-sept ans, on écoute et on se promet que jamais, ô grand jamais, on ne prendra la tête de nos enfants avec ce type de discours, et un jour… Un grand jour… On peut se surprendre à répéter cette litanie du parent qui s’inquiète pour l’avenir de son enfant ! Est-ce que c’est une sorte de discours héréditaire qui se répète de génération en génération ? Peut-être ! C’est surtout un discours chargé de raison, de vérité, d’amour et d’attention. On peut s’occuper d’un tout petit, mais à dix-sept ans, c’est à vous de décider. Vous prendre en main aujourd’hui, c’est choisir le métier que vous ferez demain. A dix-sept ans l’avenir vous appartient, même si vous ne vous levez pas toujours tôt et que vous appréciez volontiers de faire la grasse-mat’ le week-end. Mais ce qu’il faut avant toute chose, c’est y croire !

Croire à ce que vous pouvez faire, ne pas nous décourager, trouver ce qui vous plaît.

A dix-sept ans, la scène est à vous, il faut donc connaître votre texte afin que le monde puisse vous donner la réplique que vous lui soufflez. Et si vous doutez parfois, rappelez-vous ce conseil avisé du philosophe chinois Confucius : «  Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un jour dans votre vie. » C.B@Ella-Maillart#premier semestre#métier#choix

Tweet du 23 janvier 2018

medicaments-otc-cover-mybabyinamerica-656x510Il paraît qu’elle est arrivée et qu’elle a décidé de prendre ses quartiers d’hiver à Genève. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit, car je ne l’ai pas croisée, mais certains de mes amis l’ont rencontrée et ont eu l’occasion de passer quelques jours avec elle. C’est vrai qu’elle est bien âgée désormais, mais cela ne l’empêche pas de persister à faire des siennes. Rien ne l’arrête, elle se déchaîne et garde cet instinct ravageur qui lui tient à cœur depuis déjà longtemps ! Connue de tous, on en parle souvent à tort alors qu’elle n’est pas encore là et que ce n’est point d’elle qu’il s’agit. On dit qu’elle est passée chez nous alors que ce n’est pas le cas. On dit qu’on l’a reconnue et qu’on en a ressenti quelques effets, mais elle n’apprécie guère d’être confondue et cela la déchaîne parfois ! Quand elle est vraiment là, elle nous le fait largement sentir. Il faut savoir qu’elle est sournoise et qu’elle sait ruser pour nous atteindre ; elle se déguise, nous saisit, toutes ses histoires nous ont fait avoir des coups de chaud ou, au contraire, nous ont glacé le sang… Elle a une biographie riche en événements et souvent peu glorieuse, mais elle n’a jamais exprimé aucun remord ! De nombreux hommes essaient de lui livrer bataille afin de pouvoir s’en débarrasser et malgré tous leurs efforts, elle parvient toujours à les surprendre ; elle se transforme insidieusement.

On dit qu’elle préoccupe les médecins et les scientifiques tant elle peut faire preuve de virulence, lorsqu’ elle devient un fait de société c’est qu’elle a gagné en importance ! Les politiques en parlent, il paraîtrait même qu’elle a su s’ inviter chez certains et a rejoint leur lit en s’y installant avec eux! Elle affectionne l’automne et adore l’hiver parce que c’est la période qui lui permet de voyager et de voir du pays. Elle se plaît à galoper à travers les rues, elle connaît toutes les contrées. Une de ses ancêtres était espagnole, on en cause encore tant elle a marqué l’histoire et défrayé la chronique! On sait que certains en sont piqués et malgré tous les combats livrés pour parvenir à rompre avec elle, rien ne la décourage, elle s’accroche pour arriver à ses fins, elle revient différente, on dit alors qu’elle a changé, qu’elle a évolué, que son long voyage l’a encore une fois transformée et ses mines contagieuses nous gagnent.

On lui reconnaît un attachement manifeste pour les personnes âgées, mais cette année elle a décidé de s’octroyer un bain de jouvence en se prenant d’affection pour les plus jeunes et nombreux sont les adolescents qui ont pu la côtoyer. Sensibles à ses arguments, ils doivent savoir lui répondre pour se défendre et éviter qu’elle leur  »prenne la tête », il faut qu’ils apprennent à la contrer par tous les moyens. Certains sont évidents mais on les oublie parfois, il faut donc éviter d’être en contact avec les personnes qui l’ont rencontrée, ne pas oublier de se couvrir quand on sait qu’elle est là, respecter, plus que jamais, les règles de bienséance qui veulent qu’on tousse et qu’on éternue en se couvrant la bouche, veiller à aérer souvent, à se nettoyer les mains plusieurs fois par jour avec du savon ou une solution hydroalcoolique et à ne pas utiliser le même verre, la même bouteille, les mêmes couverts…

Vous l’aurez tous reconnue, surnommée follette au 18 ème Siècle, on ne l’attrape pas, c’est elle qui vous tient, vous saisit brusquement, maintenant c’est à nous de nous accrocher pour pouvoir dire que, même si elle est virale, la grippe, on s’en lave les mains ! CB@Ella-Maillart#prévention#grippe#école

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