Tweet du 15 Novembre 2018

Les Tweets d’Ella

 

 

            Les Grecs y voient Callisto changée en ourse par la jalousie d’Era. Dans les légendes celtiques, c’est Arthur lui-même qui mène ce chariot à la bataille. En Inde, Sapta Rishka est la demeure des 7 Rishi, symboles de sagesse et témoins primordiaux de l’ordre cosmique…

Vous l’aurez deviné, c’est bien de la Grande Ourse dont nous parlons. Vous savez, la seule constellation que nous étions bien capables de reconnaître et de pointer du doigt, lorsque, allongés sur l’herbe tendre, la nuque baignée dans notre adolescence, nous essayions d’époustoufler notre petite copine…

C’est sous le signe de ces sept étoiles qu’Elodie Duvoisin et Nicolas Cohen ont décidé d’organiser leur camp artistique à Chandolin. Le nez plongé dans les étoiles, les élèves de cette 3ème Art & Design, guidés par leurs enseignants d’art, Muriel Jaquerod, José Largo et Henri Deletra, vont durant une semaine exploiter la symbolique de cette constellation grâce à différents médias : Land Art, photographie, sculpture, dessin… L’écriture sera également abordée avec Ana Soler qui saura délier les plumes de ses élèves.

Cette évasion artistique, le temps d’une respiration poétique au cœur de cette voûte étoilée, enrichira à n’en pas douter l’imaginaire de nos jeunes artistes.

Tweet du 1 octobre 2018

 

Plan général. Première prise.

Une plaine aride sur laquelle le soleil au zénith plaque ses rayons ardents. Une légère brise soulève la poussière de la piste et fait rouler quelques virevoltants. Tout est calme, trop calme…

Travelling avant. Plan d’ensemble.

Un vautour, l’œil hagard, perché sur un cactus, guette inexorablement une possible charogne. Un crotale cherche un peu de fraîcheur sous la poussière de cette terre crevassées par le soleil. Et puis, du côté de la piste, un bruit se fait entendre. Trois notes, un souffle… Le gémissement d’un harmonica.

Panoramique horizontal.

Une quinzaine de cavaliers, mâchoires Serrées , regards affûtés, s’avancent dans la clarté criarde du jour.

Zoom avant. Plan américain.

À leur tête, quelques mèches blondes dépassant de son stetson poussiéreux , harmonica aux lèvres, la cheffe de bande semble plus déterminée que jamais.

Musique. Générique de début…

C’est sur ces images que pourrait commencer la formidable aventure que s’apprête à vivre les élèves de la T03. Ou plutôt l’aventure qu’ils s’imaginent vivre. En effet, le cheval est, dans l’imaginaire collectif, vite associé au Farwest et à ses justiciers solitaires, mi-bons, mi-brutes, mi-truands. Mais en ce qui concerne ces élèves, le scénario va quelque peu différer..

Point de prisonnière du désert à sauver, point de salopard à écrouer. Non, cette horde sauvage va plutôt s’atteler à apprivoiser l’animal durant ce stage équestre, et à s’apprivoiser elle-même… Dépasser ses craintes, du cheval d’abord, des autres ensuite, tisser des liens hors du cadre rassurant de l’école, faire preuve de solidarité, goûter aux joies, mais affronter également les inconforts de la vie en commun, tels sont les défis que se sont lancés Élodie Lacôte et quelques enseignants de cette classe préparatoire.

Souhaitons plein succès à cette chevauchée fantastique !

Hissez haut ! Souquez ferme ! A tribord toute !

Après les cimes du Val-d’Aoste, c’est sur les ondes du Léman que vogueront les élèves d’une classe de préparatoire cette semaine.

Emmenés par leur maîtresse de groupe, Nathalie Durussel, et quatre enseignants aux pieds marins, les 14 élèves de la classe vont découvrir la vie au fil de l’eau et ce ne sera pas un long fleuve tranquille…

En effet, durant une semaine, les facilités du quotidien vont quelque peu disparaître pour laisser place à la faculté d’adaptation, l’esprit d’initiative, la gestion de l’effort, l’entraide et bien sûr l’humilité face aux éléments naturels qui ne s’annoncent pas forcément cléments.

Convivialité, absence d’artifice, solidarité, telles sont les facettes d’une semaine hors cadre est hors norme sur les eaux du Léman.

Nous aurons la chance de suivre leur aventure grâce au carnet de bord que nous enverront les élèves via mouette voyageuse.

A suivre…

Tweet du 12 septembre 2018

Dimanche 9 septembre.

22h30

Voilà. Tout est prêt. Je crois n’avoir rien oublié. La liste était pourtant longue. Mon réveil est enclenché. Il ne me reste plus qu’à dormir. Dormir… Oublier cette boule au creux de mon estomac. Et si je n’y arrive pas. Si mes forces m’abandonnaient ?

0h00

Une semaine de treck… Plus de 3000 m de dénivelé… moi qui prends l’ascenseur dès que possible.

0h41

Quelle folie de m’être inscrit dans cette OC. Pourtant ils m’avaient bien mis en garde et questionné sur ma condition physique.

«Excellente !» avais-je répondu fièrement. Fièrement… J’aurais pu oublier un instant cette fierté.

1h21.

3000 m de dénivelé… c’est 170 fois notre école… Ce que je fais habituellement en une année, je vais le faire en une semaine. Et c’est sans compter les descentes qui vous brisent les genoux. Et cette boule qui grandit, et ces heures qui passent…

1h47

« Excellente ! » Quel débile…

2h04

En même temps, je ne suis pas le seul. Et il y a aussi les profs : Madame Barandalla, Monsieur Herzer, Monsieur Tornay, et lui c’est un pro ! Ils ne vont pas me laisser croupir dans la montagne…

2h17

Et puis c’est une sacrée expérience. Une semaine dans la réserve naturelle du Grand Paradis. Une semaine entre terre et ciel à s’émerveiller de la nature grandiose. Une semaine à tutoyer les dieux. Ça va aller.

2h25

J’y arriverai !

2h27

 

Tweet du 3 septembre 2018

Les vacances, c’est surfait… Pourtant vous le saviez avant même de partir : trop absorbé par vos examens de fin d’année, vous n’avez pas eu le temps de vous organiser. Du coup vous avez opté pour le dernier hôtel disponible, hors de prix et à des kilomètres de la plage. Bien évidemment, vous avez fait votre valise au dernier moment… Résultat ? Brosse à dents, crème solaire, maillot de bain oubliés…

Vous êtes finalement arrivé à destination après un vol retardé, l’excès de zèle du douanier (remémorez-vous cet instant de solitude où, fouillé de toutes parts, jambes et bras écartés, vous deviez supporter les regards inquisiteurs des autres voyageurs), et enfin, la perte de la valise du petit frère.

Vous n’avez alors plus qu’une seule idée en tête : pro-fi-ter ! A vous les cocktails sur la plage, les pieds en éventail et un énorme roman pour se donner bonne conscience. Problème : la crème solaire qui promettait le bronzage parfait, contrôlée dermatologiquement, sans agents conservateurs ni OGM, est toujours à Genève, dans le placard de la salle de bain, à côté des cinq autres tubes oubliés les années précédentes. Au bout de deux jours, vous ressemblez à une merguez carbonisée et chacun de vos mouvements n’est que souffrance. Un souvenir que votre petit frère ne manquera pas d’immortaliser avec des photos, beaucoup de photos…

Heureusement, la joie des vacances, c’est aussi découvrir d’autres cultures. Et quel meilleur moyen de découvrir une culture que de goûter aux spécialités locales. Votre âme d’aventurier vous incite alors à goûter à tout, même aux spécialités dont vous n’arrivez pas à prononcer le nom. Des piments volcaniques aux crustacés inconnus, vous jouez les curieux… Et votre corps réagit, lui aussi, curieusement… Brûlé au quatrième degré, dévoré par les moustiques au sud ou les mouches au nord, le ventre dévasté par tant de nouveautés, vous restez alité à manger du riz blanc jusqu’à la fin de votre séjour. Mais cela n’a plus beaucoup d’importance : vous avez de toute façon grillé tout votre budget en glaces prétendument artisanales, en babioles Made in China et en biafine. Courage, il ne vous reste que 10 jours !

Finalement les vacances, c’est surfait. Alors comme disait un pilier de notre école :

« Souriez, c’est la rentrée ! »

Tweet du 7 Juin 2018

 

Première semaine de juin, dernière semaine de cours pour les classes de préparatoire et de première année. Un moment que certains attendaient avec impatience car derrière lui se cachent les grandes vacances. A cette heure, on peut aussi s’arrêter quelques minutes pour regarder derrière soi, car beaucoup de choses se sont passées depuis les rayons de soleil de l’été dernier. Le temps s’est écoulé très vite ou trop doucement en battant la mesure de nos émotions, de nos échanges, de nos partages… Il y a eu des rires, des sourires, des joies, des peines, des moments de bonheur, des doutes, des questions, des réponses… Et tandis qu’arrivent les épreuves et les examens, chacun sort grandi de ses expériences, de ses apprentissages. Bon, on ne vous dérange toutefois pas plus longtemps, mais on prend encore un petit instant pour vous chuchoter tous nos souhaits de réussite… C.B@Ella-Maillart#silence#épreuves#examens#bonne chance

 

 

 

Tweet du 29 mai 2018

 

Voilà que le mois de juin arrive à grands pas, bien motivé à nous donner un avant-goût d’été avec quelques chaleureux rayons de soleil, les abords du lac laissent nos esprits vagabonder vers les vacances, les tenues se font plus légères et les manteaux sont rangés pour quelques mois… On peut effectivement penser que c’est l’été, ça a le goût des vacances, ça sent les vacances, mais malgré les apparences, le temps n’est pas encore à la distraction, il faut se concentrer sur la période des examens et des épreuves de fin d’année… Si les élèves de troisième ont déjà pu se concentrer sur les sujets dans plusieurs disciplines, c’est maintenant à ceux de deuxième de commencer à être interrogés pour cette session, tandis que les groupes de préparatoire et de première ont encore un peu plus d’une semaine de cours devant eux et profitent de ces dernières heures pour réviser.

L’ambiance de l’école a changé, tout est plus calme et étrangement différent… Il y a moins de bruit, les élèves prennent garde à ne pas trop s’agiter dans les couloirs pour ne pas déranger ceux dont les évaluations sont en cours et on observe une période que chacun découvre comme celle d’une transition pleine de questions, parfois de doutes ou même de remise en question !

Mais il faut avoir confiance et se dire qu’on a fait du mieux que l’on pouvait pour réussir, car les dés sont désormais jetés et on ne peut que souhaiter à chacun de faire des six partout ! C.B@Ella-Maillart#fin d’année#été#croireensoi#réussite

Tweet du 22 mai 2018

 

Cette semaine, il y a beaucoup d’effervescence à l’école. En effet, la session des examens a désormais commencé pour les élèves de troisième qui ont déjà pu disserter sur les ouvrages étudiés en cours de français cette année.

Pendant ce temps-là, des élèves d’autres degrés ont choisi de se joindre à un événement, celui des National Games Genève 2018 de Special Olympics, connu pour être le plus grand mouvement sportif international destiné aux personnes en situation de handicap mental.

Ces jeux permettent d’accueillir des délégations de sportifs venues de Suisse et d’ailleurs pour participer à cette manifestation d’envergure. Notre école a été sollicitée par l’association FUNfitness pour aider à la passation des tests des sportifs.

Un projet qui fait sens pour tous les élèves souhaitant se diriger vers les domaines de la santé et du social. Ils ont d’ailleurs été nombreux à répondre favorablement à la proposition unique qui va leur permettre de collaborer à la préparation des sportifs aux côtés de dix étudiants de la filière physiothérapie et de la filière soins infirmiers à la HedS. Chacun des compétiteurs va alors recevoir une fiche personnalisée reprenant, entre autres, la mesure de sa flexibilité, de sa force fonctionnelle, de sa capacité aérobique… Autant de points qui donnent l’occasion de faire le bilan d’un état de santé que les participants ne peuvent pas toujours exprimer…

Accompagnés de plusieurs enseignants de l’école, les élèves vont être formés à faire passer des tests sur différents postes permettant de soutenir la préparation des sportifs. Une expérience placée sous le signe de la convivialité et de la bienveillance et qui assure d’ores et déjà de participer à une belle aventure humaine… Une aventure riche en échanges tant voir les visages des sportifs éclairés par des sourires forme la victoire de tous ceux qui se joignent à la passation des tests.

Plusieurs jours ponctués de moments forts en émotions que la flamme olympique viendra saluer en faisant une halte dans la cour de notre école avant de repartir vers le parc des Bastions puis vers la plaine de Plainpalais jusqu’à l’issue des compétitions. Souhaitons une belle semaine à tous et que ces jeux soient l’occasion de joyeux instants de vie. C.B@Ella-Maillart#Examens#SpecialOlympics#Funfitness#

 

Tweet du 8 Mai 2018

Au cours de l’une de mes promenades sur les ondes, essayant d’éviter tant le flot répétitif des musiques du moment, entre deux flashes de pub, que le contenu affligeant des infos du jour, je suis tombée par hasard sur une interview qui m’a fait réfléchir à la place de l’individu dans l’univers technologique qu’il a créé de toutes pièces.

On sait tous que de nombreux métiers ont disparu, qu’ils ne sont plus représentés que pas des images jaunies dans de vieux livres d’histoire remisés au fond de quelques greniers poussiéreux. Adieu aux allumeurs de réverbères, aux poinçonneurs de tickets, aux télégraphistes… Et la liste s’allonge quand on regarde autour de nous. Nombreux sont encore les métiers voués au même destin et il y a de quoi se questionner quand on remplace l’être humain par une machine qui doit savoir parfaitement l’imiter. C’était justement le cas de la femme interrogée dans l’émission qui a retenu mon attention. Une femme connue de tous et qui nous guide sans relâche depuis 1996. Certains vous diront même qu’ils l’associent à des souvenirs d’enfance, à des événements bien précis et plus ou moins marquants ou à quelques anecdotes amusantes. On tend l’oreille dès qu’elle s’exprime, on suit ses conseils à la lettre, on sait tous qu’elle ne déraille jamais et qu’on peut se fier à ses dires… Au fil des années, elle s’est installée dans nos vies et met un peu d’animation dans nos parcours. Toujours là quand on se déplace, c’est avec bienveillance qu’elle nous distille ses indications. Si on devait la décrire, on en parlerait comme de ces petites mélodies connues qui vous bercent dès les premières petites notes lancées dans l’air et qui nous mènent au gré de leurs douces intonations. Si elle nous sert de guide, elle sait aussi nous distraire lorsqu’on l’interroge et nous raconte alors d’amusantes histoires sur ses propres voyages ou déplacements. Mais si tout le monde la connaît, personne ne la reconnaît.

S’il s’agissait ici d’une charade, je vous demanderais déjà qui suis- je ? Toutefois bonne joueuse, je vous donne la réponse, c’est de la voix des gares dont il s’agit, sans mauvais jeu de mots, puisque c’est elle qui vous oriente sur les quais des lignes CFF…

L’une de ces voix porte l’heureux nom de Carole Félix. Avec trois autres collègues, elle travaille sur les quelques 40000 messages préenregistrés qui accompagnent vos déplacements en Suisse romande ; mais ce voyage au long cours d’une carrière professionnelle risque d’être bientôt stoppé au prochain arrêt pour ouvrir la voie à des enregistrements synthétiques… On appelle cela le progrès! Seul petit hic au routage, plutôt comique d’ailleurs, c’est que les parcours lancés par la voix numérique demeurent encore trop robotisés rendant ainsi les annonces scandées et fort peu agréables à l’oreille… Il nous reste donc, peut-être, un peu de temps avant d’assister à cette extinction de voix qui risque d’emporter, avec elle, celle que l’on entend à bord des trains et qui certaines fois permettait de sourire à un reste d’humanité rassurant…

Une chose demeure certaine dans toute cette histoire, c’est qu’avec 20000 à 30000 annonces faites chaque jour au travers de toutes les gares, il ne vaut mieux pas que la voix qui accompagne vos déplacements déraille sous peine de vous égarer… CB@Ella-Maillart#technologie#voyages

 

 

 

Tweet du 30 Avril 2018

Il est revenu le temps du convallaria majalis…Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Non? Je vais essayer d’être plus précise en vous donnant un ou deux indices: il sent bon et porte bonheur… Vous y êtes ? Bravo! Il s’agit du muguet de mai, bien sûr. Autrefois considéré comme une plante magique hypocrite, c’est-à-dire présentant des propriétés médicinales mais toxiques à haute dose, le muguet a su arriver jusqu’à nous pour accompagner le retour officiel du printemps. Souvent assimilé et associé à la fête du travail, le muguet a une histoire qui est pourtant toute autre… On prête de nombreuses origines au fait d’en offrir début mai et l’une des plus anciennes nous ramènerait dans les années 1560, certains évoquent 1561, d’autres 1564… On raconte en effet que séjournant à Saint-Paul-Trois-Châteaux en Drôme provençale, Charles IX, jeune roi de France a reçu une brassée de brins de muguet et que sous le charme de la petite fleur blanche, il décide alors de distribuer ce bouquet en offrant une fleur à chaque dame de la cour en déclarant : « Qu’il en soit fait ainsi chaque année »…Très vite, la tendance se serait propagée à travers le royaume et aux pays voisins, comme quoi point besoin de réseaux sociaux pour que les infos circulent:). Ainsi qu’il en est du destin de toutes les modes, celle d’offrir du muguet a fini par se perdre dans les méandres des événements historiques… Il paraîtrait ensuite que ce serait un chansonnier français, Félix Mayol, qui aurait remis la petite fleur blanche au goût du jour le 1er mai 1895. En ce soir de première, faute d’avoir un camélia, symbole d’élégance arboré à la boutonnière, l’homme ne trouve qu’un brin de muguet pour décorer son habit et tandis que ce dernier lui porte bonheur, il décide de ne plus s’en séparer… A la belle époque, les clochettes savent encore séduire les grands couturiers parisiens qui ont l’idée d’en offrir à leurs petites mains et à leurs clientes début mai… C’est encore le grand couturier Christian Dior qui fait de la fleur l’emblème de sa maison et favorise ainsi sa popularité.
Le convallaria majalis a donc su faire parler de lui à plusieurs reprises avant de s’imposer définitivement comme le symbole du printemps et du renouveau qui embaume nos demeures et apporte du bonheur pour une année ! CB@Ella-Maillart#muguet#printemps#1ermai

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