Concert

Choeurs des collèges SISMONDI et VOLTAIRE 

Choeur de Pontverre

Maîtrise du CPMDT

Avec au programme, le sublime, le bouleversant REQUIEM de Maurice Duruflé (version grand orchestre) et l’étonnante,

la surprenante MASS OF THE CHILDREN de John Rutter.

Marie-Isabelle Pernoud

Victoria Hall  Mardi 15 mai 2018 à 20h00

Direction: Marie-Isabelle Pernoud

Mezzo soprano: Annina Haug

Baryton: Stephan Macleod

Ensemble orchestral

Billets ici , à l’entrée du concert ou:  Espace Ville de Genève – Genève Tourisme – Maison des arts du Grütli – cité seniors

Tarifs: de 30.- à 50 .- Réductions AVS/Etudiants/Enfants, sur présentation carte

Anina Haug

Stephan MacLeoad

JOHN RUTTER

Né le 24 septembre 1945 à Londres, Jonh Rutter est un brillant spécialiste de la musique religieuse. Sa vie est attachée au choeur de Clare College de l’Université de Cambridge. Il y chanta de longues années avant d’en devenir le directeur musical de 1975 à 1979. Compositeur, on lui doit un catalogue constitué essentiellement de musique sacrée, d’un concerto pour piano, deux opéras pour les plus jeunes ainsi que de la musique destinée à l’audiovisuel. 
MASS OF THE CHILDREN est créée en février 2003 au Carnegie Hall à New York. Elle a été composée pour une soprano, un baryton solistes, un choeur d’enfants, un choeur d’adultes et un ensemble instrumental. John Rutter aurait choisi d’écrire pour choeurs d’enfants en souvenir de sa jeunesse et au bonheur que lui avait procuré de chanter dans la troisième symphonie de Mahler et le War requiem de Britten lorsqu’il était enfant. Ce sont ses expériences d’enfant qui lui donnèrent l’envie d’ écrire quelque chose qui donne aux autres enfants une occasion semblable de se produire aux côtés d’adultes. Ainsi, il eut l’idée d’écrire sa grande Mass of the Children. Le choeur d’enfants vient commenter l’ensemble et amplifie le discours en chantant des textes poétiques anciens en anglais de William Blake et de l’évêque Thomas Ken. Ces textes évoquent les repères d’une vie, le déroulement d’une journée complète du lever au coucher. D’une grande inventivité mélodique, d’un accès immédiat, simple, humain et authentique, l’univers de John Rutter est inspiré de manière évidente de ceux de Britten et Vaughan Willams. Il possède en outre l’originalité de respirer l’optimisme et la bonne humeur, atmosphères mêlées à des moments de grande profondeur et intériorité, notamment dans la partie du soprano solo « Christ, be my guide today ».

 MAURICE DURUFLE 11 janvier 1902 – 16 juin 1986.

Il entre à 10 ans à la maîtrise de Rouen où il étudie le chant,  Le Conservatoire de Paris l’accueille en 1919. A partir de 1944, il est chargé de l’enseignement au Conservatoire de Paris et produit comme concertiste en Europe et aux Etats-Unis. Le « maître » de Duruflé fut Dukas, dont il hérita le goût de la simplicité, ainsi que d’une expression sobre et contrôlée. Initialement conçue comme une suite de paraphrases pour orgue des textes de la Messe des Morts, et dédiée à la mémoire d’un ami défunt, son Requiem résulte d’une commande à Paris au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. La partition fut écrite en trois versions: la première avec grand orchestre et orgue, dès 1947; puis, une autre avec orgue seul; enfin, publiée en 1961, une version à effectif instrumental réduit, dit « d’église ». Ce Requiem s’inscrit dans la descendance directe de celui de Fauré et l’on a rarement omis de tracer le parallèle entre les deux oeuvres, remarquant, en l’une comme en l’autre la suppression de la séquence du « Dies Irae ».  Quant à la forme musicale de chacune des pièces, elle s’inspire généralement de la forme même proposée par la liturgie. Le Requiem préféré de Duruflé était celui de Mozart « car il s’adresse au monde entier grâce à un langage universel » disait-il. Il n’a jamais tenté de rivaliser avec l’oeuvre de Mozart tout en ne pouvant lui nier une extrême faculté à faire entendre un message très humain.
Sources: Guide de la musique sacrée, Fayard