Atelier d’écriture collective avec deux classes d’ACCES II, octobre 2024-janvier 2025
« J’invente même une écriture secrète »
avec Daniel Vuataz (éditions Zoé) en s’inspirant de la lecture de L’Analphabète d’Agota Kristof
avec les classes FR314 d’Anne-Catherine Andres et FR311 de Sarah Cook
Rompu depuis plusieurs années à l’écriture de romans collectifs, Daniel Vuataz propose aux élèves de partir de techniques de création collaboratives (faire circuler la langue et les idées, mutualiser une matière poétique) pour donner vie à une collection de textes qui résonnent avec L’Analphabète d’Agota Kristof. Dans cet atelier à la fois organisé et organique, l’auteur utilise volontiers le dessin, la musique et les souvenirs comme autant de plaques tournantes pour les imaginaires. Ici, l’art d’inventer des histoires et le récit autobiographique se mélangent joyeusement. A la fin des quatre ateliers, les élèves aboutissent à une série de textes à la fois très personnel et fortement influencé par les autres, grâce à la correspondance des univers qui se bâtissent dans un même espace-temps.
Mots clés : Souvenirs d’enfance / solitude / déracinement / univers personnel / collectivité / mise en réseaux / imaginaires partagés / correspondances
ICI les textes de la classe FR311
ICI les textes de la classe FR314
Conclusion de Sandy Monney, médiatrice aux Editions Zoé :
La lecture du texte d’Agota Kristof et sa proximité thématique avec les préoccupations d’une jeune personne arrivant dans un pays nouveau, est un point de départ particulièrement propice au développement de compétences techniques dans la langue française tout en permettant d’encourager la créativité et l’interprétation autonome d’un texte. Ce texte leur parle véritablement. L’alternance des interventions de la médiatrice et l’auteur a favorisé les échanges cadrés et diversifiés à travers des exercices successifs sur le texte et les liens avec leur propre expérience. Certains élèves se sont révélés être très inventifs dans leur style littéraire et pour d’autres le trait ou le graphisme se sont trouvés être un outil complémentaire de leur expression. Certains ont compris tous les horizons nouveaux qui pouvaient s’ouvrir lors de la lecture d’un livre. La création personnelle de leur carnet à partir de cette lecture a été un moyen de s’approprier les démarches de lecture et d’analyse, de travailler de différentes façons la langue dont le vocabulaire, le champ sémantique, la figure de style mais aussi de jouer avec les mots et les
images. La possibilité de travailler ce projet avec deux classes en parallèle a permis de créer des rencontres entre les élèves, de favoriser des échanges autour de leurs textes et de leur histoire personnelle. Les enseignantes ont pu également partager leurs problématiques autour de
leurs élèves.
Dans une perspective d’intégration à Genève, la visite et l’atelier au salon du livre ont permis aux élèves de se rendre compte que la littérature est vivante, accessible et à la portée de tout le monde.




