Effet Covid-19: les enseignant·e·s souhaitent intégrer durablement les outils numériques dans leurs pratiques

Jeudi, 13 Août, 2020

Durant la période d'école à distance, liée à la pandémie de Covid-19, 91,5% des enseignant·e·s ont utilisé les ressources et outils numériques proposés par le DIP. Seul·e·s 16% le faisaient régulièrement auparavant. Il s'agit d'un des principaux constats de l'enquête lancée par le SEM ce printemps auprès de l'ensemble du corps enseignant du DIP.

Réalisée en collaboration avec le secrétariat général, ainsi que les directions générales de l'EO, de l'ESII et de l'OMP, cette consultation sur l'utilisation des technologies numériques durant la période d'école à distance a connu un taux de participation de 45,7% (3817 réponses complètes).

Logiquement, on constate que le temps passé ce printemps à utiliser les technologies numériques a considérablement augmenté. Pour 74 % des enseignant·e·s, il a quadruplé, notamment pour la préparation des cours.

Avec quelle perception? Positive si on se réfère aux réponses fournies. Ainsi, les outils pédagogiques proposés recueillent entre 72% (l'application d'apprentissage Cortex) et plus de 90% (Graasp, Petit-Bazar, laPlattform) d'avis favorables. Un résultat de même ampleur que l'on retrouve dans l'évaluation des tutoriels proposés et des services de support direct fournis par le SEM.

A noter qu'école à distance n'a pas rimé avec isolement total: 62% des sondé·e·s ont fait appel à des collègues, pour faire fonctionner les outils informatiques ou partager des ressources.

Problèmes identifiés, selon 69% des enseignant·e·s, les équipements des élèves étaient inadaptés ou insuffisants et pour 65% leur savoir-faire était insuffisant. A noter que la (non) maîtrise des règles (savoir être) liées au numérique par les élèves n'est jugée problématique que par un·e enseignant·e sur deux.

Et après? La période de confinement du printemps 2020 a sans doute renforcé durablement le numérique à l'école. Deux tiers des enseignant·e·s affirment que l'expérience vécue ce printemps les incitera à continuer à utiliser les outils numériques et à modifier leurs pratiques enseignantes (notamment dans la gestion des devoirs). Même si huit enseignant·e·s sur dix estiment que leurs compétences numériques ont augmenté, 60% souhaitent suivre des formations continues.

Bref, le numérique est davantage vu comme une opportunité que comme obstacle. 81% des sondé·e·s ont une vision positive soit renforcée (39%), soit équivalente qu'auparavant (42%).

Précisons que les différences de perception entre les degrés d'enseignement sont relativement faibles et ne permettent pas de tirer des conclusions spécifiques. Quoi qu'il en soit tous les résultats par degrés sont accessibles ici et avec des graphiques globaux ici.

Une analyse qualitative plus approfondie devra être faite en tenant compte des milliers de commentaires libres fournis par les sondé·e·s. Un signe de plus que la période vécue ce printemps a fortement et durablement interpelé les enseignant·e·s.