Le Festival REFLEX s'apprête à scruter les flux et reflux des e-migrations

Mercredi, 4 Octobre, 2017

Décortiquer dans un court-métrage un thème aussi vaste que les e-migrations: le défi lancé aux jeunes romands par l'édition 2018, la cinquième, du Festival REFLEX est de taille. Né de l'union du Festival vidéo et multimédia des écoles à Genève et du Concours des jeunes réalisateurs à Vision du Réel, ce festival propose année après année des choix thématiques dont le double sens sert d’aiguillon.

On parle souvent de flux migratoires comme on parle de flux de données. Mais que de différences! D'un côté des individus – hommes, femmes, enfants – qui se cherchent un nouveau destin, souvent au péril de leur vie. De l'autre, des chiffres, des images, des «infos», dont l'abondance pourrait submerger même les esprits les plus aguerris.

Aujourd'hui, pourtant, immigration et e-migration ne sont-elles pas intimement liées? N'est-ce pas grâce aux téléphones portables et à leurs multiples applications que l'on peut connaître la destinée des migrant·e·s? Moyen de survie, mais aussi de contrôle: tout est consigné et tout laisse des traces. Le numérique serait-il l'alpha et l’oméga des migrant·e·s?

A ces destins souvent tragiques, s'oppose une autre forme de e-migration, celle de salon. Grâce à Internet, on peut savoir en temps réel ce que fait une amie à l'autre bout du monde et connaître ses états d'âme. Ces connexions nous rapprocheraient-elles donc? Ou, prisonniers d'un monde virtuel, ne serions-nous pas en train de nous éloigner définitivement les uns des autres, comme des e-migrants errants?

A chacun·e sa sensibilité et son imagination. Les consignes ne changent pas: réaliser un film de trois minutes et être âgé de 12 à 26 ans. Première étape, s'inscrire sur le site du festival.