Historique

AUGUSTIN - PYRAMUS DE CANDOLLE (1778 - 1841)

Né à Genève le 4 février 1778, année de la mort de Rousseau, Augustin-Pyramus de Candolle poursuivit ses études en France où sa famille s’était réfugiée pendant la période révolutionnaire. Lorsqu’il revint dans notre ville à l’âge de 16 ans, il s’intéressait déjà aux plantes dont il a fait les premières descriptions. Son talent d’observateur ne cessa de se développer dans ce domaine, ce que prouve le recensement de plus de 6000 espèces nouvelles dont il est l’auteur.

A partir de 1802, Augustin-Pyramus de Candolle fut suppléant de Cuvier pour le cours d’histoire naturelle au Collège de France. De 1807 à 1815, il fut professeur de botanique à Montpellier, où il exerça même les fonctions de recteur de l’Académie et de doyen de la faculté des sciences. En 1816, de retour en Suisse, il se distingua par son enthousiasme, son intelligence et sa vivacité d’action: sous son impulsion, un jardin botanique a été créé aux Bastions et les sociétés de physique et d’histoire naturelle des Arts trouvèrent un élan de modernisme dans les réunions qu’il organisait avec les savants les plus connus de son temps.

Avec quelques amis, il fonda la Société de Lecture et passe pour l’un des initiateurs du Musée d’histoire naturelle. De 1815 à 1835 il fut également professeur d’histoire naturelle à l’Académie de Genève, dont il fut le recteur de 1830 à 1832.

Son intérêt pour la botanique était vaste, puisqu’il porta ses recherches sur les propriétés des plantes médicales, la géographie botanique et la physiologie végétale.

L’honnêteté et la rigueur d’Augustin-Pyramus de Candolle sont mises en valeur dans les 139 publications qu’il a écrites. Son œuvre a été poursuivie par son fils, puis par son petit-fils qui augmentèrent les collections d’herbiers et développèrent les idées de leur illustre ancêtre.

Augustin-Pyramus de Candolle s’intéressa énormément à l’enseignement. Par nécessité financière, il dut donner, parallèlement à son enseignement à la faculté des sciences, des cours publics de botanique, qui, d’une certaine manière, peuvent être considérés comme les précurseurs des cours du soir, du Collège pour adultes ou de l’Université du troisième âge. Cette partie de son activité fut d’ailleurs selon ses propres paroles sa «véritable carrière».

Aussi, lorsqu’un nouveau collège est ouvert à la rentrée 1971 à Genève, il est baptisé DE CANDOLLE, du nom de ce prestigieux savant genevois.