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    André Chavanne (1916 - 1990)

    Par Administrateurs (Chassot & Fischer) Dernière modification 04/07/2016 22:51

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    Fils de John, petit vigneron émigré en France où il est chauffeur de maître, et de Louise Hennequin, domestique. Marié à Renée Schidlof, fonctionnaire au BIT puis professeur de mathématiques. Baccalauréat en France, licence en mathématiques à Genève en 1936 (membre de Belles-Lettres).

    Assistant à l'université de Genève. Chavanne enseigna la physique à l'école supérieure technique de Genève et aux cours du soir de 1941 à 1961, avec une interruption en 1952-1953 (mission de l'Unesco en Equateur). Il collabora dès 1955 au comité de rédaction de l'encyclopédie L'Ere atomique et lança en 1956 un périodique, Industries atomiques, dont il fut rédacteur en chef jusqu'en 1964.

    En 1956, il devint très actif dans les associations professionnelles puis syndicales d'enseignants et il adhéra au parti socialiste genevois, qu'il présida de 1957 à 1961, tout en étant conseiller municipal (législatif) de Genève.

    Conseiller d'Etat, à la tête de l'Instruction publique de 1961 à 1985, Chavanne mit en oeuvre ou lança plusieurs réformes (cycle d'orientation, collège du soir, école de culture générale, université du 3e âge) et, par des mesures financières, favorisa la démocratisation des études. Il prit également la défense des immigrés et des réfugiés. Conseiller national (1967-1977), il fut peu actif à Berne.

    André Chavanne siégea dans de nombreux organismes, dont la Commission suisse de l'Unesco, le comité du conseil du CERN, le conseil de fondation de l'Institut universitaire d'études européennes. Légion d'honneur (1987). Très populaire à Genève, l'action de Chavanne pour la réforme de l'école l'a aussi fait connaître hors de son canton.

    Source : DICTIONNAIRE HISTORIQUE DE LA SUISSE, Berne. Rédaction Charles Magnin

     

    André Chavanne par Michel Baettig :

     

    André Chavanne, né en 1916, président du Département de l’instruction publique pendant 24 ans de 1961 à 1985 : le physique d’Obélix et la finesse d’esprit d’Astérix. Pour être plus classique, disons qu’André Chavanne était un peu le Falstaff de la politique genevoise. Un homme qui voyait souvent dans de menues attaques «des manœuvres sordides de la droite réactionnaire». Cela lui arrivait surtout dans ses mauvais jours. Quand tout allait bien, André Chavanne était un magistrat plein d’humour, dont la tournure d’esprit a été influencée par un long séjour en France. Le rencontrer maintenant qu’il est à la retraite est un vrai plaisir. Toujours le temps de boire un verre et de raconter une foule d’histoires. André Chavanne était professeur de physique lorsqu’il est devenu conseiller d’Etat en 1961. Auparavant, il avait siégé pendant trois ans au Conseil municipal de la Ville de Genève.

    Il se fit très rapidement un nom au Conseil d’Etat en se faisant le défenseur acharné de la démocratisation des études. Il a signé et réalisé des réformes importantes : création du Cycle d’orientation, de l’Ecole de culture générale, du Collège du soir.

    Ce magistrat a lancé également l’Université du troisième âge... Pour faire face aux poussées démographiques, il a dû construire une cinquantaine d’établissements scolaires de tout genre. André Chavanne demeurera à coup sûr l’un des politiciens du vingtième siècle ayant le plus marqué son canton.

    Comme toutes les fortes personnalités, André Chavanne est très distrait. Il oubliait fréquemment ses lunettes à des séances de travail. Un jour, surpris par un incendie, il s’est retrouvé pieds nus dans la rue, ayant oublié ses souliers en route ! Mais attention, l’homme était un politicien rusé. Souvenez-vous de l’affaire Ziegler en 1977. Il s’est battu comme un lion pour faire nommer son collègue de parti à l’Université. En même temps, il a redoré son blason aux yeux d’une partie de l’électorat qui le considérait vieillissant. André Chavanne a aussi innové en nommant une femme, Mme Marie-Laure François, comme secrétaire générale de son département.

    Enfin, quand il est fatigué, l’ancien magistrat s’amuse à regarder si les plaques minéralogiques des voitures son divisibles par 9 !

    Source :  Michel Baettig, Ceux qui font Genève, Genève, 1980

     

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